2020, année de vigilance pour les patrons de la Côte d’Opale

Plus de 200 personnes étaient réunies le 14 janvier dernier pour les traditionnels vœux consulaires doublés, cette année, par ceux du Medef Côte d’Opale. Des vœux empreints de confiance mais aussi de lucidité à quelques jours du Brexit. Car le contexte des deux dernières années a été anxiogène pour les locomotives économiques de la Côte […]

« Jean-François Didier, Vice-président du Medef Cote d’Opale, François Lavallée, Président de la CCI Littorale et son Vice-président Patrick Durand à Boulogne-sur-mer le 14 janvier dernier ». Crédit MR Aletheia Press

Plus de 200 personnes étaient réunies le 14 janvier dernier pour les traditionnels vœux consulaires doublés, cette année, par ceux du Medef Côte d’Opale. Des vœux empreints de confiance mais aussi de lucidité à quelques jours du Brexit. Car le contexte des deux dernières années a été anxiogène pour les locomotives économiques de la Côte d’Opale : ports et tunnel. Des hauts et des bas au fil des annonces et contre-annonces sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Quand la Grande-Bretagne faisait des stocks pour une hypothétique date de sortie, le trafic était haussier ; quand le marché britannique stagnait faute de connaître celle-ci, le trafic dévissait sérieusement. Aussi 2020 devrait lever l’incertitude quant aux détails de l’accord de sortie.

Dans un contexte géopolitique qui ballotte la Côte d’Opale, les vœux des entreprises ont pris la forme d’une table ronde autour de laquelle ont débattu Jean-François Didier, vice-président du Medef Côte d’Opale, François Lavallée, président de la CCI Littoral, et son vice-président, Patrice Durand. «Il ne faudra pas que dans ces négociations, nous soyons la variable d’ajustement. Il faut être vigilant sur la pêche, l’agriculture et l’automobile entre autres», a prévenu le président de la CCI. Autre thème abordé, l’industrie : «c’est 21% des emplois directs et 32% avec les emplois indirects sur la Côte d’Opale. Notre problème réside dans l’embauche car les compétences sont rares», a rappelé Jean-François Didier.