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BD de la semaine

BD de la semaine

Django Main de feu

Préfacée par Thomas Dutronc qui voue une admiration sans bornes à Django Reinhardt, cette BD suit les pas d’un artiste hors du commun né durant l’hiver 1910 dans une famille de nomades stationnée à Liberchies, en Belgique. Déjà auteurs d’un remarquable biopic sur Monet, le scénariste Salva Rubio et le dessinateur Efa s’attachent ici à la jeunesse du musicien prodige, mettant en scène la passion et l’obstination de celui qui s’est toujours considéré comme le plus grand guitariste du monde. Dans ce récit-partition, découpant les cases comme des accords, le dessinateur anime la romance d’une vie en vibrations aquarellées pour mieux accompagner le cheminement musical et technique de l’inventeur du jazz manouche. De la musette au jazz, du violon au banjo puis à la guitare, la destinée de Django est celle de sa main de feu, habitée par le «duende» qui brûle dans l’âme du musicien manouche. Celle d’un miraculé – à l’automne 1928, l’incendie de sa caravane lui mutila la main gauche – qui renaît de ses cendres, plus éblouissant que jamais.

Dupuis.

 

Oliver Page

Après avoir signé le retour de la série S.O.S Bonheur, le duo Stephen Desberg (scénario) et Griffo (dessin) publie une nouvelle série qui s’ouvre en 3500 alors que Shayne, amazone bardée de cuir et de métal, parcourt une Terre dévastée à la poursuite des derniers ennemis de la civilisation : une race de parasites prenant le contrôle des humains. Beaucoup plus tôt, en 1875, Oliver Page, un jeune archéologue en mission dans le désert de Perse, découvre la tombe d’un roi inconnu à l’intérieur de laquelle siège un trône fait d’or et de pierres. Ses recherches l’amènent ensuite à mettre la main sur de mystérieux anneaux, réveillant une antique force enfouie. Une malédiction dont les conséquences sur l’avenir pourraient être dévastatrices… Oscillant entre science-fiction, fantastique et thriller, le récit assume ses nombreuses références (Les Aventuriers de l’arche perdue, Alien…) mais parvient à nous captiver à travers une aventure bigger than life au rythme efficace et au style graphique naviguant avec réussite entre réalisme victorien et imaginaire baigné d’anticipation.

Oliver Page & les tueurs de temps (Glénat).

 

La Venin

Ce deuxième volet s’ouvre en août 1900 alors que l’assassin du gouverneur Eugène McGrady court toujours. Emily est activement recherchée car la fille du gouverneur a mis sa tête à prix, attirant tous les chasseurs de prime de l’Ouest. Poursuivant sa fuite en tenue de nonne, Emily est sœur Maria quand elle arrive à Galveston, au Texas. Sous cette nouvelle identité, elle est hébergée au sein de l’orphelinat pour jeunes filles dirigé par le révérend Alister Coyle. Le décès d’une pensionnaire, et surtout la tentative de suicide de l’une d’elles, ne laissent aucun doute sur les sévices commis par le révérend. En outre, ce dernier participait voici 13 ans à une soirée initiatique durant laquelle la mère d’Emily trouvait la mort. Il est temps de rendre justice… Scénariste et dessinateur, Laurent Astier plonge au cœur du Far West sauvage à travers la trajectoire d’une héroïne attachante lancée aux trousses des assassins de sa mère avec l’aide d’un mystérieux indien. Un canevas certes classique mais toujours fluide et truffé de rebondissements, tandis que le dessin plutôt réaliste et le découpage dynamique participent à la réussite de cet album.

Lame de fond (Rue de Sèvres).