Eco-park de Wambrechies

O2Feel : la nouvelle ère des vélos électriques

Quand Jean Bataille et Grégoire Brunet imaginent O2Feel il y a 10 ans, à la sortie de l’ICAM Lille, l’engouement pour le vélo électrique n’était pas celui qu’on lui connaît aujourd’hui. Et c’est sans doute ce qui a fait que les deux associés ont su développer une gamme sophistiquée de vélos en étant des concepteurs dans l’intégralité de la fabrication.

L'équipe d'O2Feel à Wambrechies, l'ensemble du SAV est assuré dans les locaux.

400 000. C’est le nombre de vélos électriques vendus en France en 2019, un chiffre qui ne cesse de grimper puisque les prévisions tablent sur un million d’articles vendus en 2025. À l’image des prémices de nombreuses start-up, Jean Bataille et Grégoire Brunet ont débuté dans leur garage en Picardie, par la construction d’un vélo destiné aux personnes de moins d’1m60, le Valdo. Un concept de niche qui a fait leur succès et lancé le démarrage de la société. Aujourd’hui, O2Feel compte six gammes pour 33 modèles. 35 salariés planchent quotidiennement sur les innovations de la marque ; les fondateurs ambitionnent être une cinquantaine d’ici quelques années. « Nous sommes revenus dans le Nord il y a quatre ans pour bénéficier du bassin d’emploi mais aussi pour nous rapprocher de la Belgique« , explique Jean Bataille. En 2011, le premier vélo est vendu chez nos voisins. Si l’export représente pour l’instant 10% du chiffre d’affaires (CA global de 15 M€ en 2019), l’idée est de grimper jusqu’à 25%, en développant les ventes vers le Benelux, la Suisse, la Belgique…

« On privilégie la mise en route professionnelle« 

Vélo de ville, vélo pliant, vélo « aventure »… chaque modèle est designé en interne, avec une spécificité : certains d’entre eux ont une batterie directement intégrée au cadre. Depuis deux ans, O2Feel se fournit auprès du leader mondial de composants pour cycles – Shimano France à Arras – pour développer des batteries au plus proche de la technologie. «Grâce à ce partenariat, nous développons nos propres batteries et cela nous permet aussi d’intégrer nos design. Notre grande valeur ajoutée, c’est que nous designons le vélo dans son ensemble», explique le co-fondateur, pour qui le marché national de la vente des cycles est clairement tiré par les vélos électriques. À travers un réseau de 300 distributeurs en France – dont une trentaine en Hauts-de-France – O2Feel a écoulé cette année 15 000 vélos, avec un objectif de 20 000 l’an prochain. «Les clients peuvent commander sur le web et venir récupérer en magasin mais nous privilégions la mise en route professionnelle : un vélo électrique est structuré différemment. Son point faible n’est certainement pas sa batterie, mais plutôt une usure classique. La technologie se renouvelle vite, nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers.» Le dernier né de la gamme : l’iSwan N5e Di2 dont les vitesses se changent sans manipulation. «Nous proposons nos vélos entre 1 100 et 3 000 euros, pour toutes les typologies de route. Les prix ne baissent pas sur ce marché mais la qualité et les assemblages évoluent. Toute l’industrie du vélo est gagnante», avoue Jean Bataille.

« Nous sommes revenus dans le Nord il y a quatre ans pour bénéficier du bassin d’emploi mais aussi pour nous rapprocher de la Belgique »


Et si vous passiez à l’électrique ?

L’entreprise cherche huit ambassadeurs qui souhaitent abandonner leur vélo classique pour un électrique ! Lancée depuis le 9 décembre, cette campagne de recrutement – jusqu’au 31 janvier 2020 – veut mettre en lumière des hommes et des femmes, néophytes dans le cyclisme ou initiés, qui veulent faire partager leur quotidien en O2Feel. Ils devront ensuite témoigner au travers de trois vidéos sur leur déplacement en vélo électrique et l’impact de ce changement d’habitude et de mobilité dans leur quotidien (lors de la prise en main, après 100 jours puis six mois).

Candidatures en ligne sur www.o2feel.com

L’Ipowerpack, la batterie développée par O2Feel, entièrement intégrée au cadre.