De l’autre côté de la Manche

Le Comité du Détroit, un facilitateur face au Brexit Le 4 février dernier, à l’initiative du conseil départemental du Pas-de-Calais et du Comité britannique du Kent, les collectivités territoriales frontalières du Détroit se sont associées pour développer la coopération et les échanges. Elles ont lancé le Comité du Détroit. Celui-ci comprend, en plus des deux […]

Le Comité du Détroit, un facilitateur face au Brexit

Le 4 février dernier, à l’initiative du conseil départemental du Pas-de-Calais et du Comité britannique du Kent, les collectivités territoriales frontalières du Détroit se sont associées pour développer la coopération et les échanges. Elles ont lancé le Comité du Détroit. Celui-ci comprend, en plus des deux initiateurs, trois autres régions : la province néerlandaise de Zélande, la province belge de Flandre-Occidentale et le département français du Nord. Il s’agit d’une instance informelle qui vise à rassembler tous les acteurs économiques et sociaux vivant autour des deux côtés de la Manche et de la mer du Nord, afin de poursuivre une dynamique d’échange après le Brexit. Lors de la première conférence, 200 personnes étaient présentes et ont proposé des projets collaboratifs concernant la transition écologique, le développement économique et la jeunesse. Un bureau exécutif devrait être mis en place pour tenir des réunions tous les deux mois afin de mettre l’accent sur les plans à réaliser.

Projet de construction du pont Boris

Un pont reliant l’Écosse et l’Irlande du Nord… C’est le projet imaginé par Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni, pour redonner de l’allant au pays face aux effets du Brexit. L’édifice partirait de Portpatrick, au sud-ouest de l’Écosse, pour rallier Larne, en Irlande du Nord, au nord de Belfast. Couvrant une distance d’une vingtaine de kilomètres, ce chantier colossal mobiliserait près de 23 milliards d’euros. Il inclurait également la construction d’une île artificielle côté écossais, et serait conçu à double niveau, pour les automobiles et les trains. Le gouvernement britannique s’inspire des pays nordiques : le pont Øresund, qui relie le Danemark et la Suède, ou encore le tunnel norvégien, qui rejoint le Sognefjord.

The London Resort : un parc anglais unique

Le plus grand parc à thème d’Europe devrait ouvrir ses portes en 2024 sur la péninsule de Swanscombe, dans le comté du Kent, en Grande-Bretagne. The London Resort coûterait la bagatelle de 4,16 milliards d’euros. À seulement 20 minutes du centre de Londres, les visiteurs pourraient y découvrir deux parcs d’attraction et un aquatique, déclinés sur des univers distincts. «The Woods» (un royaume enchanté et éternellement printanier), «The Kingdom» (sorcellerie et légende), «The Isles» (une terre de créatures géantes et d’aventures), «The Jungle» (les ruines d’une civilisation méso-américaine), «The Studio» (un quartier d’entrepôts moderne). Ce projet englobe également une consommation énergétique bas carbone. L’ouverture du premier parc est prévue pour 2024, le deuxième devrait accueillir ses premiers visiteurs en 2029.

Ola part à la conquête de Londres

Le 10 février dernier, Transports for London a délivré une licence à la plateforme indienne de VTC Ola. Celle-ci poursuit son avancée en Grande-Bretagne, commencée depuis 2018. Néanmoins, ce permis n’est valable que pour une durée limitée de 15 mois. Au terme de cette période, l’opérateur devra renégocier pour continuer d’exercer dans la capitale anglaise. Tout comme Uber, qui a récemment perdu sa licence, Ola propose un service de transport à travers une application mobile et dépend de la disponibilité des chauffeurs sous-traitants. Ses prestations se distinguent toutefois par des fonctionnalités qui concernent principalement la sécurité des passagers, comme le système d’intelligence artificielle «Guardian», qui détecte les écarts dans les trajets préalablement définis et permet ainsi de vérifier avec le conducteur ou le client si rien de fâcheux ne s’est produit.