Bilan et perspectives Eurasanté

En 2020, cap sur la Healthtech

Le parc d’activités et pôle d’excellence Eurasanté a enregistré une excellente année 2019 avec une levée de 150 millions d’euros dans la filière santé nutrition, et un total de 10 200 m2 de surfaces transactées. L’objectif en 2020 sera de gagner toujours plus en attractivité, notamment avec le lancement d’un nouveau fonds nommé «Captech Santé Nutrition».

Le parc Eurasanté a enregistré une excellente année.

«2019 a été une année exceptionnelle, je suis épaté par votre dynamisme en interne et votre attractivité, j’entends parler de vous jusqu’à Paris !» Jean-Louis Guerin, président du groupe de capital d’investissement Finorpa, ne tarit pas d’éloges envers l’équipe d’Eurasanté. Étienne Vervaecke, directeur général du parc d’activité, venait tout juste d’annoncer son bilan 2019 : la filière santé nutrition a levé 150 millions d’euros l’année dernière. Si Genfit y est par beaucoup – la société de biopharmarceutique a levé 15 millions d’euros à elle seule –, près de 8 millions d’euros ont été levés par des start-up incubées et accélérées à Eurasanté et Euralimentaire. Un chiffre qui a quadruplé en quatre ans.

Un nouveau fonds avec Finorpa

Force est de constater que les investisseurs prennent de plus en plus conscience que l’avenir de la santé se trouve dans l’innovation technologique. «Le problème, c’est que la healthtech peine encore à se développer parce que les investisseurs ne comprennent pas les spécificités du domaine, et donc n’osent pas miser sur les projets», fait remarquer Jean-Louis Guerin. Pour y remédier, Firnopa s’apprête à lancer «Captech Santé Nutrition» dans quelques mois, en association avec Eurasanté et le Clubster NSL (fruit de la fusion entre le Pôle de compétitivité Nutrition Santé Longévité (NSL) et le réseau d’entreprises Clubster Santé). Ces deux derniers acteurs apporteront leur expertise au sein de ce fonds d’investissement pour que la quarantaine d’investisseurs impliquée (entreprises, mutuelles, banques, collectivités locales…) puisse évaluer au mieux le potentiel économique des start-up candidates. «L’objectif serait d’arriver à 6 ou 8 investissements par an», indique le président de Finorpa. 4 à 5 porteurs d’idées ont déjà été repérés pour l’année 2020. Le soutien apporté pourrait atteindre les 3 millions d’euros par projets. «Ce sera le premier fond de ce type hors Île-de-France. Ici, on a le terreau pour faire de Captech un élément d’attractivité et faire en sorte que les meilleures start-up viennent s’implanter», assure Jean-Louis Guerin.

Au moins 240 nouveaux emplois d’ici trois ans

Le Bio-incubateur a enregistr 20 entrées en incubation et 7 créations d’entreprises en 2019 (Crédit : Richard Baron).

Mais Eurasanté attire déjà beaucoup. En 2019, 29 transactions immobilières ont été réalisées sur le parc Eurasanté (dont 24 nouvelles implantations et 5 extensions) pour un total de 10 200 m2 de surfaces transactées. Soit la deuxième meilleure année de ces dix dernières années. De nouvelles implantations et extensions sont déjà prévues sur un horizon de trois ans. Elles déboucheraient sur la création de 240 nouveaux emplois, qui viendraient s’ajouter aux 3 100 salariés déjà existants. «C’est la meilleure perspective de ces cinq dernières années», note Étienne Vervaecke.

Et les nouveaux venus ne sont pas que régionaux. Preuve en est avec le Bio Incubateur. La structure a enregistrée 20 entrées en incubation et 7 créations d’entreprises en 2019. Parmi ces projets, trois start-up sont étrangères : l’américain D&P bioinnovations, le belge Tiwouh et le brésilien NanoArt. Cette liste devrait s’allonger, puisque les lauréats de l’appel à projet (national et international) pour l’ouverture de la nouvelle promotion du programme d’accélération des entreprises sur le marché de la santé seront connus le 28 février prochain.