Banque populaire du Nord : des résultats solides et une mobilisation active

L’assemblée générale annuelle de la Banque populaire du Nord s’est déroulée le 28 avril dernier. L’occasion de présenter les résultats 2019, conformes aux prévisions, mais aussi de faire un point sur les actions développées par la banque durant cette crise sanitaire, pour continuer à accompagner les acteurs de l’économie régionale.

Première banque des PME, la Banque populaire du Nord compte 137 agences grand public et sept centres d'affaires.

C’est à huis clos que s’est tenue cette assemblée générale, en dehors donc de la présence des sociétaires, qui ont pu voter pour les résolutions présentées via une plateforme de vote ouverte sur Internet. Les 20 résolutions proposées ont été validées, dont une concernant le différé du versement de l’intérêt aux parts sociales, à la date du 30 septembre 2020, sauf interdiction formelle de paiement décidée d’ici là par les autorités bancaires françaises ou européennes. Par une recommandation du 27 mars dernier, la Banque centrale européenne avait demandé aux établissements de crédit de reporter le versement des dividendes ou intérêt aux parts sociales et les engagements irrévocables de les verser pour l’exercice 2019, d’où la résolution de la Banque populaire du Nord.

Conformité des résultats

Concernant les résultats proprement dits, le produit net bancaire présente une baisse de 0,4%, pour atteindre 211,3 millions d’euros, le contexte étant marqué par des taux d’intérêt à un niveau plus faible qu’en 2018. La progression du fonds de commerce et le développement des relais de croissance sur les marchés stratégiques et métiers spécialisés «contribuent à maintenir un chiffre d’affaires résilient dans cet environnement financier inédit», indique la banque. Les frais généraux et amortissements évoluent dans le bon sens, avec une diminution de 1,5% comparé à 2018, soit un niveau consolidé de 134,5 millions d’euros. Le résultat brut d’exploitation s’établit à 76,8 millions d’euros (+1,1 million d’euros, soit une hausse de 1,4%), alors que le coefficient d’exploitation s’élève à 63,7%, en amélioration de -0,7 point comparé à 2018.

Le coût du risque est en baisse de 0,6 million d’euros (-3,2%) pour atteindre 17,2 millions d’euros au 31 décembre 2019. Le résultat net de la banque s’établit, lui, à 41,6 millions d’euros (après impôt sur les bénéfices des sociétés). «Ces résultats conformes aux prévisions se traduisent par le renforcement de la solidité financière de l’entreprise. (…) Ces résultats solides permettent à la Banque populaire du Nord de maintenir ses projets d’accompagnement dynamique de l’économie régionale qui risque d’être affectée en raison de la crise économique qui suit la crise sanitaire en cours», a commenté la Banque populaire du Nord.

Philippe Hourdain a été réélu président du conseil d’administration.

Mobilisation

«La Banque populaire du Nord montre, depuis le début de cette crise, toute sa capacité d’accompagnement et de soutien à tous ses clients et sociétaires, particuliers, professionnels et entreprises. Si les circonstances exceptionnelles que nous traversons nous ont imposé des prises de décisions inhabituelles, je sais pouvoir compter sur la compréhension de nos sociétaires car ils savent depuis toujours qu’une banque coopérative régionale n’a d’autres objectifs que de servir ses clients et le développement économique de nos territoires», a expliqué le président du conseil d’administration Philippe Hourdain, réélu à l’unanimité lors de l’assemblée générale.

En interne, si près de 30% de l’effectif a été mis en télétravail, 90% des agences sont restées ouvertes durant le confinement. Et dès le 26 mars, la banque a décidé de reporter de façon automatique les échéances de prêt – capital et intérêts – des clients professionnels et entreprises «d’une large sélection sur les secteurs les plus touchés directement par la crise». Une opération qui concernait également le crédit-bail et qui a permis les reports des échéances de plus de 10 000 prêts. Parallèlement, plus de 3 000 dossiers de PGE (avec un délai de décision et signature de cinq jours maximum) ont été traités, pour un montant total de 503 millions d’euros. En trois semaines, c’est la gestion d’un volume équivalent à un an de production qui a été traité, grâce notamment au développement de « Sign it », dispositif permettant la signature à distance des contrats.