De l’autre côté de la frontière

Gunvor va supprimer 230 emplois dans le port d’Anvers Gunvor, le groupe de commerce et de raffinage de pétrole, envisage la suppression d’environ 230 emplois dans sa raffinerie implantée dans le port d’Anvers. Cette dernière, en effet, se trouve dans une situation difficile, causée notamment par une pénurie de matières premières, une concurrence accrue, ainsi […]

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Gunvor va supprimer 230 emplois dans le port d’Anvers

Gunvor, le groupe de commerce et de raffinage de pétrole, envisage la suppression d’environ 230 emplois dans sa raffinerie implantée dans le port d’Anvers. Cette dernière, en effet, se trouve dans une situation difficile, causée notamment par une pénurie de matières premières, une concurrence accrue, ainsi qu’une hausse des coûts. Ces difficultés ont été accentuées par le ralentissement de la demande de produits pétroliers, plus particulièrement de carburant aviation et de gazole, provoqué par la pandémie. Toutes ces raisons font que la société pétrochimique ne pourra vraisemblablement pas échapper à des pertes significatives dans un avenir proche. Bien que l’activité soit arrêtée, l’outil sera préservé pour une éventuelle reprise.

FNG supprime un quart de ses effectifs en Belgique

Le groupe de mode FNG procède à un plan de restructuration qui prévoit la fermeture de 47 magasins. Cela pourrait engendrer la suppression de 287 emplois, soit 25% de ses effectifs en Belgique. L’établissement a déposé au tribunal une demande d’une procédure de réorganisation judiciaire pour ses activités belges en raison d’une situation financière difficile, qui s’est aggravée avec le Coronavirus. L’enseigne a déjà annoncé une perte nette estimée à 292 millions d’euros pour l’année 2019, en plus d’une dette qui s’élève à peu près de 700 millions d’euros. Ces mesures sont, selon Yves Pollé, CEO ad interim de FNG, indispensables afin de trouver de nouvelles ressources financières, et devraient d’accroître la rentabilité grâce à une organisation plus efficace. FNG est la maison mère des enseignes Brantano, CKS et Miss Etam.

Les magasins de vêtements perdent 1,2 milliard d’euros à cause du Coronavirus

Les chaînes d’habillement ont enregistré une perte valorisée à 1,2 milliard d’euros. Ce constat provient de la fédération du commerce et des services Comeos. Cette dernière confirme que la baisse du chiffre d’affaires du mois d’avril s’est établie à 90% par rapport à la même période l’année dernière, soit 591 millions d’euros. Une légère augmentation a été constatée au mois de mai grâce à la levée des mesures de confinement. En se basant sur les cinq premiers mois de 2020, la chute est estimée à 40% en dessous du chiffre d’affaires de l’année précédente, ce qui ne pourra plus être rattrapé cette année. En ce qui concerne la reprise, cette dernière semble plus franche en Flandres où le manque à gagner au mois de mai est estimé à 38%, contre 40% en Wallonie et 50% à Bruxelles. En raison de ces résultats, Comeos demande une prolongation du chômage temporaire jusqu’à la fin d’année, ainsi que la possibilité d’utiliser les chèques consommation dans les commerces d’habillement.

Swissport remplacée par Alyzia SAS à Brussels Airport

L’enseigne française Alyzia SAS a obtenu une licence provisoire pour la manutention des bagages et l’assistance en piste au sein de Brussels Airport. Celle-ci lui permettra d’y opérer en tant que prestataire de services d’assistance en escale pour une durée de six mois. L’entreprise débutera son activité le 1er juillet et remplacera Swissport Belgium qui a déclaré sa faillite début juin. Présente dans les grands aéroports de l’Hexagone, notamment à Paris, Bordeaux et Lyon, Alyzia compte plus de 3 000 travailleurs. Elle va désormais procéder à des négociations avec les compagnies aériennes et prendre les mesures nécessaires afin de recruter du personnel. Brussels Airport compte, pour sa part, entamer une procédure en vue de sélectionner un manutentionnaire à long terme.

Delhaize ouvre une cinquantaine de magasins en 2020

Poursuivant son expansion, Delhaize prévoit l’ouverture d’une trentaine de points de vente durant le deuxième semestre 2020, essentiellement axés sur la proximité. Cette décision fait suite à une demande accrue de ce genre de magasins, une tendance considérablement réaffirmée lors de la crise sanitaire. Début 2019, l’enseigne de supermarchés belge avait indiqué sa volonté d’ouvrir près de 300 magasins de tout type dans les années à venir. Plus d’une vingtaine ont été inaugurés au cours de la première partie de l’année et ont permis la création de 181 emplois.