Développement local

Transdev coconstruit les mobilités avec les territoires

Filiale de la Caisse des dépôts et consignations, le groupe Transdev est surtout connu des usagers pour les réseaux qu’il développe au plus près des territoires : Tadao, DK’bus, Imagin… Au total 1 800 communes desservies sur les Hauts-de-France pour 90 millions de voyages par an.

"La transition écologique est au cœur de nos actions" détaille Vincent Destot, directeur régional de Transdev.

De la desserte ferroviaire au transport régional interrubain, en passant par les dessertes fines des périmètres urbains et ruraux, l’opérateur global de mobilité Transdev s’inscrit auprès des collectivités pour un maillage régional dense. Train, tram, métro, bus à haut niveau de service, mais aussi mobilités douces, Transdev se positionne sur l’ensemble du spectre de service. «Notre raison d’être est simple : donner la liberté à tous de se déplacer en préservant l’environnement, le bien-être, l’espace public…» détaille Vincent Destot, directeur régional. Avec 2 500 collaborateurs – dont 2 000 conducteurs – et une activité partagée à la fois sur les moyennes/grandes agglomérations et les espaces les moins denses, Transdev est présent sur l’ensemble des cinq départements via des délégations de services publics et des marchés publics. C’est donc au plus près des collectivités que l’opérateur mène ses actions, grâce à des études de transport, l’exploitation des réseaux, mais aussi le déploiement de solutions digitales. «Aujourd’hui les collectivités sont confrontées à la transition énergétique, à la révolution numérique et, en ce moment, à la Covid-19. Il faut donc faire évoluer les offres de transport pour les habitants.» A Dunkerque – ville pionnière en Europe dans la gratuité des transports publics, depuis 2018 –, le réseau DK’Bus, exploité par Transdev, a mis en place depuis mi-septembre une application mobile où il est possible de connaître, en temps réel, le taux de remplissage des véhicules. Dans cette même agglomération, Transdev exploite une flotte au gaz naturel pour véhicules (GNV), matérialisant son engagement dans rev3. D’autres territoires veulent aussi changer les habitudes, à l’image de Beauvais et de sa flotte de bus électriques ou du bassin minier avec des bus à hydrogène sur le réseau Tadao. Puisque les mobilités douces répondent aussi à l’évolution des usages et que le confinement a été propice au développement exponentiel du vélo, la Ville de Calais a par exemple décidé de mettre des vélos en assistance électrique en libre-service.

Défendre un intérêt commun

«Nous ne voulons pas rouler uniquement là où les bassins de population sont importants. Transdev se positionne en amont sur la réflexion des transports au quotidien dans les zones moins denses, qui créent l’isolement car une fracture sur la mobilité a un impact sur l’emploi», poursuit Vincent Destot. Et de citer l’expérimentation rev3 mise en place à Fourmies en 2017-2018, source d’inspiration pour la loi LOM de décembre 2019 (loi d’orientations des mobilités) : «Via des ateliers de coconstruction, un travail avec les communes et une Maison de la mobilité, nous avons mis en place un système multi-transports pour favoriser l’accès aux bassins d’emploi», détaille-t-il, pour poursuivre : «On ne parle plus de transport mais bien de mobilités en rendant aux territoires la possibilité d’innover.»

Les vélos en libre-service à Calais.

Numérique et mobilités

Depuis quelques années, le numérique prend toute sa place dans le service au voyageur. On raisonne désormais en parcours et non plus en trajets, mais il faut surtout qu’il soit le plus fluide possible. Lens a par exemple développé l’open paiement pour faire de la carte bleue le titre de transport ; Beauvais a lancé le M Ticket ou le ticket SMS sur le réseau Corolis. A l’heure où la période de Covid pourrait faire penser à une baisse de fréquentation dans les transports publics, Vincent Destot affirme tout le contraire : «Les réseaux urbains français observent une baisse de 25% de leur fréquentation. Mais dans les Hauts-de-France, ce n’est pas le cas. A Dunkerque (18 millions de voyages par an, ndlr) et Calais, beaucoup de voyageurs se sont reconvertis en reprenant les transports en commun. Nous sommes revenus sur les mêmes niveaux qu’avant le confinement, voire une légère augmentation. On ne peut que s’en féliciter car c’est une belle dynamique qui se met en place.» Côté conducteurs, Transdev mise sur la sécurité et la formation, et a embauché près de 438 personnes en 2018. Cette année, Transdev lance au niveau national l’Académie by Transdev, avec un objectif de former 30 jeunes des Hauts-de-France la première année. «Nous voulons maintenir un haut niveau d’employabilité : il nous faut former les conducteurs aux modes énergétiques mais aussi au digital, et en faire des acteurs de ces mutations.»


Transdev au niveau national

• 34 000 collaborateurs

• Plus de 130 collectivités partenaires

• 1er opérateur de bus zéro émission en Europe

• Plus de 90 réseaux urbains

• Quatre filiales : Transdev Healthcare (transport sanitaire), Transdev Park (gestion, contrôle et surveillance du stationnement payant), Cityway (mobilité connectée) et Transamo (maîtrise d’ouvrage des projets de mobilité urbaine)