Sellerie de Bergues

Planète Horses entre en piste

Publié dans l'édition Nord N. 8360 par

Relativement confidentiel, le secteur de
l’équitation fédère toutefois plusieurs milliers
de passionnés sur le Dunkerquois. De quoi
légitimer l’ouverture d’une enseigne spécialisée
dans la zone commerciale de Bergues.

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Comme son nom l’indique, Planète Horses est un magasin qui a fait de l’univers de l’équidé, et plus précisément les concours et la randonnée, sa spécialité. Ici, on trouve tout pour équiper le meilleur ami de l’homme : de la selle au matériel pour l’entretien des boxes en passant par les sangles, les cravaches, la briderie, la couverture, la protection pour le transport, etc. L’offre s’étend également à la panoplie du parfait cavalier, que celui-ci soit professionnel ou particulier, amateur ou pratiquant confirmé. “Comme pour le matériel, nous travaillons avec différentes marques de prêt-à-porter pour pouvoir toucher toutes les bourses, explique Betty Delamonica, l’une des deux associés. Notre but depuis le début est de pouvoir proposer trois gammes de prix.” Exemple avec les pantalons qui vont de 30 € à 140 € selon la marque choisie. “Et puis, comme dans le prêt-à-porter classique, il y a aussi des modes pour le cavalier, surtout chez la jeune fille. Alors il faut suivre les tendances qui se déclinent jusque dans les tenues des chevaux. On peut également servir les clubs et centres équestres, poursuit la commerçante. Et on se déplace quand c’est nécessaire pour essayer les produits directement sur les chevaux. On est là pour conseiller les clients et mettre aussi à profit notre expérience dans le domaine.”

Une cible de 22 000 licenciés. Implanté sur la zone d’activité de Bergues, le magasin a ouvert ses portes en décembre 2009 après qu’une étude de marché ait conforté le potentiel d’un tel concept. “Le nombre de licenciés FFE sur le secteur de Dunkerque/ Flandre-Maritime (22 000 dont 18 000 femmes en 2008) nous a confirmé qu’il y avait un créneau à prendre, relate Betty Delamonica. Tout a démarré à la suite d’une simple discussion entre amis au cours de laquelle on a constaté qu’à part quelques selliers, il n’y avait pas de magasins dédiés au cheval sur le secteur, comme on peut en trouver pour la moto par exemple.” L’idée fait mouche et, après dix ans à travailler aux côtés de son mari boulanger, Betty Delamonica décide de “divorcer professionnellement”. “J’avais besoin de prendre mon indépendance et de faire quelque chose qui me corresponde plus”, explique cette passionnée d’équitation. Entretemps, et après 23 ans d’abstinence pour raisons médicales, la jeune femme s’est remise en selle, non sans avoir entraîné ses enfants avec elle. “C’est comme ça que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon associé dans cette affaire”, nous éclaire cette dernière.

L’alliance du travail et de la passion. En effet, pour mettre le pied à l’étrier, Betty Delamonica réussit à convaincre Reynald Beeraert, le professeur de ses enfants, de s’élancer à ses côtés. Enseignant indépendant, celui qui a tenu son propre centre équestre pendant plus de dix ans apporte son expérience technique, tandis que Betty Delamonica gère le volet commercial, tout en évoluant désormais dans son “élément”. “Tout a été très vite, et en moins d’un an l’affaire était bouclée ! On a rapidement trouvé le local : une surface de plus de 200 m² avec une grande vitrine sur un axe très passant, avec un parking et à proximité d’une zone commerciale.” Le temps de choisir les fournisseurs, les marchandises, d’aménager le magasin et l’aventure pouvait commencer. “On a ouvert d’emblée avec des marques références dans le milieu, mais la construction du stock s’est faite petit à petit, poursuit la responsable. On a démarré avec trois catalogues, aujourd’hui on en compte trois fois plus, et on grossit aussi notre stock.” De quoi satisfaire tous les types de clientèles évoluant dans cette activité. Une clientèle qui s’étoffe et se fait fidèle. “On a déjà créé plus de 200 cartes de fidélité, mais il a fallu se faire connaître et se déplacer dans les 15 centres équestres du secteur. On a fait un gros travail sur le relationnel et on continue de se déplacer régulièrement sur les concours. Notre prochain objectif est de créer notre site Internet pour toucher encore plus de passionnés”, conclut la créatrice épanouie.