FLEURY MICHON À CAMBRAI : OUVERTURE PRÉVUE EN AVRIL 2012

Une tendance budgétairemeilleure que prévue en 2011

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8361 par

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Malgré la “dette” que le Conseil g é n é r a l continue de réclamer à l’Etat, la plus grande collectivité du département continue d’investir et de trouver des marges budgétaires. En témoigne la dernière assemblée plénière qui a vu les élus voter le compte administratif et plusieurs délibérations portant sur des budgets supplémentaires pour l’année en cours. Le Conseil général du Pas-de-Calais a terminé l’année 2010 avec un “résultat net” de 181,5 millions d’euros grâce à des meilleures rentrées fiscales (notamment les droits de mutations qui sont en augmentation sensible avec 30 millions d’euros de recettes supplémentaires). Le département a également vu le nombre d’entrants dans les dispositif APA et RSA chuter en 2010 mais “une reprise est en cours en 2011” a précisé Dominique Dupilet. Au niveau des investissements, le département du Pas-de-Calais affiche un taux de réalisation de 89%. L’opposition s’est inquieté du “manque d’investissement” malgré 30 millions de capacité supplémentaire en 2011 qui iront aux 2/3 dans la rénovation des routes départementales, le reste étant affecté à la rénovation des collèges ; “nous accélèrerons le rythme avec 2 collèges par an” a promis Dominique Dupilet. Pour l’opposition, le social reste dans le colimateur: “Sur le RSA, il faut du contrôle, du contrôle et encore du contrôle” a déclaré Michel Petit, président du groupe UMP. “Il reste encore des maîtrises de fonctionnement à réaliser” a-t-il prévenu. Le président du Conseil général reste confiant et croit à un effet de concentration positif suite au plan de fusion des communautés de communes en cours: “Le regroupement des communautés de communes va relancer leur équipement. Le département sera plus sollicité” a analysé Dominique Dupilet.

Dette maîtrisée et satisfecit européen.

La dette n’a pas beaucoup perturbé les débats: la collectivité affiche en 2011 un capital restant dû de 435,5 millions d’euros dont 323,2 millions d’encours revolving. Les principaux prêteurs du départements sont Dexia (pour 40.5 %), la Caisse d’Epargne (pour 22.4 millions d’euros) et le Crédit Agricole (pour 25.6 millions d’euros). Enfin, la dette est noté en catégorie 1 A: “c’est à dire sans risque” s’est plu à rappeler Dominique Dupilet. Le président du Conseil général n’a pas oublié de faire état du dernier rapport de la Cour des comptes (rapport du 22 juin 2011) qui qualifient les collectivités territoriales de “meilleures gestionnaires que l’Etat”. “L’objectif d’une baisse de 0.1% des investissement en 2011, recommandation de la commission européenne, a été atteint” s’est-il félicité.