Emploi

Open recrute les compétences en informatique par cooptation

Publié dans l'édition Nord N. 8518 par

Dans sa quête constante de talents, le spécialiste en ingénierie applicative et en gestion d’infrastructures à Lambersart a parrainé la promotion 2012 des diplômés de Telecom Lille 1 et n’hésite pas à organiser des soirées thématiques d’embauche.

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D.R.

Laurent Desomer, directeur Région Grand Nord d’Open.

Le prototype d’une des dernières applications construites par Open pour un gros opérateur du transport est actuellement à l’essai en région. La SSII pourrait passer ensuite au déploiement de cette solution auprès de ce client et en assurer la gestion. Construire des systèmes informatiques sur mesure, gérer des infrastructures pour «les gros comptes» constituent l’activité d’Open. Et pour que la machine «Open» continue de tourner à plein régime, il faut un élément essentiel : les compétences. «Nous sommes en permanence en recrutement, indique Laurent Desomer, directeur région Grand-Nord d’Open. Nous recrutons des collaborateurs niveau ingénieur informaticien. Nous signons des projets, nous  prenons des parts de marché et donc nous avons besoin de compétences pour accompagner cette croissance.» L’entreprise emploie 150 salariés sur son site de Lambersart et un peu plus de 3 000 en France. L’an dernier, Open a embauché une quarantaine de collaborateurs et pour cette année 2013, l’effectif est appelé à connaître une «forte croissance». 

Trouver les bonnes compétences sur le marché porteur mais généralement tendu de l’emploi informatique n’est pas toujours chose facile. Pour attirer les meilleurs collaborateurs, les entreprises sont à cheval sur leur image et leur notoriété. Open a inscrit au cœur de sa stratégie la cooptation, sa première source de recrutement. «C’est-à-dire que nos collaborateurs sont nos meilleurs recruteurs, explique Laurent Desomer. Ils ont dans leur environnement personnel, parmi leurs anciens collègues de promotion scolaire ou même dans les anciennes entreprises où ils avaient travaillé, des contacts avec des informaticiens qu’ils peuvent faire venir à nous.» Open se défend toutefois de faire du débauchage de collaborateurs, pratique courante dans le secteur. La SSII a mis en place tout un programme de cooptation qui «vise à reconnaître l’apport d’une candidature par un de nos collaborateurs». Un avantage de cette stratégie c’est d’être un indicateur de bien-être social au sein de l’entreprise. «Si les collaborateurs font venir d’autres collaborateurs c’est le signe qu’ils sont heureux, puisqu’on ne parle pas en bien d’une entreprise au sein de laquelle on ne se sent pas bien.» Les collaborateurs qui font entrer des compétences recherchées reçoivent des récompenses. «Ce sont soit des primes, soit des points qui se transforment en cadeaux.» Egalement dans ce programme, l’organisation de soirées thématiques pour consolider les liens.

Chez Open, le recrutement passe par aussi par des méthodes plus classiques telles que les annonces, principalement sur Internet. Le sourcing sur Facebook, Linkedin, Viadeo représente l’une des tâches quotidiennes dévolues à un des collaborateurs au sein de la direction des ressources humaines. Sur la quarantaine de recrutements de l’année dernière, un tiers de nouveaux diplômés. «Il faut reconnaître que l’embauche de jeunes diplômés est relativement difficile car les clients veulent toujours des gens très expérimentés.» Dans sa politique de «valorisation de la formation» mais aussi de gestion de son image, Open a parrainé la promotion 2012 de Telecom Lille 1, l’école d’ingénieurs en informatique et télécoms à l’université Lille 1 à Villeneuve-d’Ascq. Certains des jeunes diplômés de cette école ont fait des stages chez Open et se trouvent dans un processus de recrutement.