La filière bio régionale continue à se structurer

Publié dans l'édition Nord N. 8550 par

Sous l’égide d’A Pro Bio, la filière bio régionale avance chaque année vers plus d’organisation et de communication auprès de tous les publics concernés par ses actions en faveur du développement du bio.

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En 2012,  la conscience environnementale des Français est en harmonie avec la montée de l’agriculture biologique. D’après la 10 e édition du baromètre Agence Bio/CSA, il sont 64% à avoir consommé des produits bio en 2012 et la part des consommateurs réguliers (au moins une fois par mois) s’élève à 43% alors qu’elle était de 37% en 2003 et de 40% en 2011. Un bon point pour toute la filière bio, des agriculteurs ou éleveurs aux distributeurs. Mais il y a un paradoxe : à l’heure du premier bilan, l’objectif national de 6 % de la SAU convertie au bio en 2012 est très d’être atteint au niveau national.

Et c’est encore pire dans le Nord-Pas-de-Calais, toujours dans les derniers du classement français : 18e pour le nombre d’exploitations bio (261, en hausse de 10% ), 21e pour les surfaces d’exploitation en conversion et en bio (7 403 ha), 21e aussi avec seulement 0,9% de la SAU, d’après les derniers chiffres de l’Agence Bio. La région fait quand même mieux en ce qui concerne les transformateurs (9e national avec 383 transformateurs) et les distributeurs de produits bio (10e national avec 123 distributeurs).

Des actions, mais des résultats encore pas satisfaisants dans le Nord-Pas-de-Calais. Ce score ne reflète malheureusement pas l’énergie développée dans la région par tous les partenaires concernés par le bio, pourtant assez bien structurés. Lors de son assemblée générale le 8 avril dernier au lycée horticole de Lomme, A Pro Bio, le pôle de ressources, de promotion et de développement de la filières bio en Nord-Pas-de-Calais, a préféré voir les avancées. Elle a constaté les effets positifs de ses actions envers le grand public, les opérateurs économiques et la restauration collective. Cette dernière est l’un des axes majeurs de développement. L’association a poursuivi ces actions transversales de communication sur le bio auprès de tous les acteurs de la filière : les élus, les responsables de la restauration, les gestionnaires, les chefs de cuisine, les convives, les animateurs et les fournisseurs. En 2012, cette démarche a été appliquée sur trois territoires pilotes − Artois comm., LMCU, la communauté d’agglomération du Douaisis −, complétée par des formations destinées aux cuisiniers et de nombreuses autres actions. De nouveaux territoires ont été approchés : Pays des 7 Vallées, Montreuillois, ADUS, Pays de Lys romane, Grande-Synthe et Pays d’Artois.

D.R.

Claude Aubert (Terres vivantes) a exposé les bienfaits de l’agriculture et de l’alimentation biologiques sur la santé.

Ce bilan plutôt positif sera consolidé en 2013 avec la restauration collective encore et toujours en priorité. Mais le suivi sera encore plus poussé afin de pouvoir mettre un place un observatoire de la restauration collective, doublé d’un autre pour mesurer l’évolution du secteur économique bio sur le territoire. Le bio avance dans le Nord-Pas-de-Calais, lentement mais sûrement.