Marque collective de la filière pêche nationale

« Pavillon France » fait campagne à Boulogne-sur-Mer

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8561 par

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Avec plus de 5 000 km de littoral, la France métropolitaine s’inscrit parmi les premiers pays côtiers européens. Cependant, l’importation des produits de la mer ne cesse de croître, enregistrant une progression de 3,8% en 2012. Face à ce constat préoccupant engendrant la paupérisation de l’offre sur les étals, la filière s’est mobilisée et a donné naissance à « Pavillon France », la première marque collective nationale dans l’univers de la pêche fraîche. Pour être au plus près des acteurs et comprendre leur spécificité régionale, Gérard Higuinen, président de France filière pêche, et les représentants de la marque ont entamé un tour de France du littoral maritime français : le 17 mars, ils étaient à Boulogne-sur-Mer, le premier port de pêche français, en présence du ministre Frédéric Cuvillier.

Réunissant pêcheurs, mareyeurs, grossistes, distributeurs artisans et GMS qui ont adhéré pour créer une marque répondant aux attentes de chacun, « Pavillon France » concerne les produits capturés et débarqués par des navires battant pavillon français. Il s’agit de produits de la pêche frais, qui peuvent être entiers, en filets ou en tranches pour les poissons, et entiers, cuits, décortiqués et décoquillés pour les coquillages et les crustacés. Le « Pavillon » garantit la qualité, la fraîcheur, la traçabilité du navire à l’étal. «Après seulement six mois d’existence, assure Gérard Higuinen, la marque jouit déjà d’une belle image avec de très bons scores de reconnaissance et de confiance : un tiers des consommateurs connaissent la marque, et 80% de ceux-ci sont prêts à l’acheter, selon TNS Sofres.» Financée essentiellement par la grande distribution, l’association France filière pêche va consacrer en 2013 10 M€ à la communication (spots TV, site internet, animations en rayons), ce que la filière n’a jamais pu se payer auparavant. Parallèlement, 21 M€ sont réservés aux investissements sur les bateaux de pêche pour améliorer leur sélectivité ou économiser leur consommation en gasoil, et à la mise en place de projets expérimentaux et d’études sur la ressource halieutique. «Cette aide m’a permis de doter mon chalutier d’un économètre et d’un système de positionnement du chalut pour pêcher mieux», confirme Bruno Margollé, président de la Coopérative maritime étaploise.

D.R.

L’étal "Pavillon France" a été préparé par le Centre de formation des produits de la mer et de la terre à Boulogne.

Déjà 1 752 navires ont adhéré (soit 85% de la production de la pêche française au chalut), mais aussi une centaine de mareyeurs, représentant 75% du volume national, cent poissonniers et la totalité des grandes et moyennes surfaces. « Pavillon France » a l’ambition de conjuguer une dimension économique et une dimension sociale durable. 

www.pavillonfrance.fr