De l’autre côté de la frontière

Publié dans l'édition Nord N. 8580 par

  Prêts aux entreprises. «C’est une indication qui montre que l’économie va mieux» assure Michel Vermaerke, président de la fédération du secteur financier (Febelfin). Les banques ne se sont jamais montrées aussi généreuses en termes de prêts aux entreprises depuis quelques mois. Dans son enquête clôturée fin juin, la Banque nationale de données (BND) indique […]

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Prêts aux entreprises. «C’est une indication qui montre que l’économie va mieux» assure Michel Vermaerke, président de la fédération du secteur financier (Febelfin). Les banques ne se sont jamais montrées aussi généreuses en termes de prêts aux entreprises depuis quelques mois. Dans son enquête clôturée fin juin, la Banque nationale de données (BND) indique que le volume de prêts a atteint 120,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année 2013. Pour autant, il y a un bémol à cet enthousiasme : l’organisation patronale flamande Unizo précise qu’un entrepreneur de PME sur trois a du mal à obtenir des fonds (contre une PME sur quatre en 2012). La Febelfin indique que «le mythe selon lequel les banques n’accordent aucun crédit ou que l’épargne dort est maintenant démonté», tout en reconnaissant que «les problèmes ne sont pas terminés, surtout pour les petites entreprises».

 

Vive le diesel belge ! C’est une tendance lourde : le nombre de voitures à moteur essence continue de décroître en Belgique. Sur les 5,44 millions de véhicules légers en circulation dans le royaume en 2012, 3,4 millions roulent au diesel (contre 3,34 en 2011) d’après les statistiques publiées par la SPF économie. Les voitures à essence sont passées sous la barre des 2 millions tandis que la pénétration du diesel est en augmentation (avec 62,4%). Malgré la suppression des aides qui soutenaient la demande, la tendance est restée haussière sur la vente de véhicules neufs, notamment dans les flottes des entreprises. Le diesel belge fait également des émules chez son voisin batave : parmi les Néerlandais qui habitent à 20 km de la frontière belge ou allemande, 53% sortent du pays pour faire le plein. Selon une enquête réalisée auprès de 1 776 personnes, ces déplacements font perdre plus d’un milliard d’euros à l’Etat néerlandais… Ce dernier a en effet augmenté récemment sa TVA et ses accises sur les carburants. L’essence coûterait en moyenne 16 cts de moins en Belgique. Les pompistes frontaliers ont perdu près d’un cinquième de leur chiffre d’affaires depuis le début de l’année.

 

La seconde main pèse lourd. Il a fallu à peine deux décennies pour que l’âge moyen des véhicules en circulation augmente de 18 mois, passant de 6 ans et 4 mois à 8 ans. Plus de la moitié des véhicules en Belgique ont plus de 5 ans. Et un quart dépasse la décennie. Dans le secteur des voitures neuves, les flottes des entreprises, fiscalement encouragées, masquent une réalité : le marché de la seconde main devient plus dynamique que le marché du neuf. Malgré le leasing qui se développe, le marché vieillit : les immatriculations de véhicules neufs ont chuté de 9,1% ces cinq dernières années tandis que les voitures d’occasion bondissaient de 11,2%. L’an dernier, elles représentaient plus de 60% des immatriculations.

 

L’entreprise, amie des universités ? C’est ce que tend à dire le récent classement mondial World Academic Summit Innovation Index qui a placé la Belgique au 5e rang mondial des pays où l’entreprise investit le plus dans ses universités (seules les universités qui font partie du top 400 du THE ont été étudiées). En moyenne, près de 50 000 euros sont investis par chercheur en Belgique. En Europe, seuls les Néerlandais devancent les Belges. La Corée du Sud est numéro 1. «Les entreprises et les universités tirent avantage de cette collaboration. Le monde de l’entreprise ne peut cependant pas nous dicter nos comportements de recherche. Notre indépendance n’est pas compromise», a déclaré Alain Verschoeren, recteur de l’université d’Anvers.