Synergie privé/public

Les innovations sociétales en question

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8607 par

Entre Montreuil-sur-Mer et Le Touquet, la chartreuse de Neuville est l’exemple même d’un projet de restauration mené de front par les entités publiques, privées ainsi que par les associations. Le résultat est convaincant et prouve qu’il est possible d’avancer en travaillant dans le bon sens. Explications.

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 Et si le projet de restructuration de la chartreuse de Neuville, ancien monastère désormais dédié, via une fondation, à l’entrepreneuriat sociétal, pouvait servir d’exemple… Le lieu, d’une capacité d’accueil de 105 studios, avec restaurants et salles de séminaires, est la preuve qu’il est possible de créer des partenariats originaux entre le public, le privé et les associations.
Complètement en phase avec les enjeux de développement et d’attractivité du territoire dans le domaine du tourisme culturel et d’affaires, le pôle constitue un facteur d’attractivité supplémentaire. Outre la chartreuse de Neuville choisie pour accueillir le colloque sur les nouveaux modèles de développement, co-élaborés et co-construits, le Service civique et l’association Humanicité ont également fait l’objet d’un éclairage particulier.

Les intervenants (Martin Hirsch, Hilde Schwab, Hugues Sibille, Thérèse Lebrun, Christian de Boisredon, Yves Ducrocq et Thierry Gard), tous engagés en matière d’innovation sociétale, ont rendu les débats riches et constructifs.  

D.R.

Martin Hirsch, le président de l’Agence du service civique, et Hilde Schwab, présidente de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship, ont découvert la chartreuse de Neuville.

Service civique. Les travaux de restauration et de restructuration de la chartreuse de Neuville ont été effectués en partie par des jeunes dans le cadre du service civique. Certains d’entre eux, présents au colloque, ont pu témoigner.
Ce projet leur a permis de s’épanouir, d’être plus autonomes. C’est notamment le cas de Justine : «On m’a donné beaucoup d’initiatives et de responsabilités et on m’a donné la chance, pour une fois, de porter un projet de façon autonome.»
«J’ai appris beaucoup sur les valeurs humaines. Le service civique m’a permis de comprendre que je voulais apporter quelque chose aux autres», témoigne Vanessa. Mérane s’est senti utile et faisant partie d’un groupe : «Pour une fois, on m’a regardée avec un regard bienveillant. On nous donne des responsabilités, ce qui est important pour prendre confiance en nous.»
Ces jeunes ont intégré l’Agence du service civique, créée en 2010, qui permet chaque année à 20 000 volontaires de moins de 25 ans de s’engager dans des associations, des collectivités ou des ONG, en France ou à l’international. Ces jeunes sont indemnisés à hauteur de 573 euros par mois pendant une année.
Lors du colloque, Martin Hirsch, président de l’Agence du service civique, n’a pas manqué de souligner «qu’on n’oppose pas le monde académique et le volontariat avec le service civique. On ne joue pas non plus la démagogie de l’engagement…».

Plus d’information sur le service civique : http://www.service-civique.gouv.fr