Après les biscuits sucrés, les biscuits salés pour l'apéro

La Biscuiterie de la Côte d’Opale s’installe à Haliocap

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8619 par

Créée à Boulogne-sur-Mer en décembre 2012 par cinq chefs d’entreprise, la Biscuiterie de la Côte d’Opale est désormais hébergée par l’atelier-relais d’Haliocap, la pépinière d’entreprises entièrement dédiée aux produits de la mer. Car, après le sucré, la société lance un biscuit… avec du poisson.

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Il y a un an, cinq chefs d’entreprise ont réuni leur savoir-faire pour créer un produit emblématique de leur terroir, un biscuit baptisé «Soleil d’Opale». Les compères sont bien connus dans le Nord-Pas-de-Calais. Alain Ducamp (Océan délices) fabrique aussi bien des rôtis de saumon farcis que des sushis ; Hervé Diers (JC David) est un saurisseur renommé ; Fabrice Legagneur s’est fait une réputation avec ses desserts surgelés La Charlotte (récemment cédée à Senoble), comme Thierry Landron, fondateur de Terre des Lys, avec ses plats de traiteur. Le cinquième homme est l’artisan principal de ce nouveau biscuit : Patrick Coppin, le conseiller culinaire qui a fondé Seafood Consultant.

Après la mise au point du premier produit et le lancement de la production grâce aux outils et aux locaux des associés, la Biscuiterie de la Côte d’Opale a vite trouvé son rythme en prenant place au sein de la pépinière Haliocap. Les investissements réalisés permettent de sortir 150 000 biscuits par jour. Les ingrédients sont tous locaux afin d’affirmer encore plus l’identité de ce biscuit. Actuellement 180 points de vente propose le «Soleil d’Opale» entre Berck, Dunkerque, Saint-Omer, essentiellement des épiceries, des enseignes spécialisées. Mais l’esprit d’entreprise des associés de la biscuiterie porte ses fruits puisque le biscuit intègre les rayonnages des principales enseignes de la grande distribution. Les contacts en cours vont également permettre au «Soleil d’Opale»  de rayonner dans des enseignes allemandes et même au Japon.

D.R.

«De Dunkerque à Berck, la coiffe de nos matelotes ressemble à un soleil. D’où la forme de notre biscuit et son nom, le Soleil d’Opale.»

Un biscuit de la mer. Actuellement, la biscuiterie emploie trois personnes à la production et un commercial, mais elle pourrait compter en 2015 dix salariés, dont un ingénieur de production. Car, la société étend sa gamme de biscuits. «Depuis notre arrivée ici, début octobre, on s’est lancés dans un projet labellisé par le pôle de compétitivité Aquimer : un biscuit salé à base de produits de la mer pour l’apéritif», indique Alain Ducamp. Deux gammes sont en cours de développement, elles devraient sortir début 2014. «Il s’agit d’un biscuit sec dans lequel on va incorporer du poisson en poudre, et d’un autre fourré avec de la crème de haddock, de saumon ou encore de cabillaud», explique Patrick Coppin. Boulogne reste fidèle à sa tradition.