Création dans le prêt-à-porter

Urban Kingz, une marque dunkerquoise

Publié dans l'édition Nord N. 8642 par

Relativement confidentielle, la marque Urban Kingz, lancée par deux jeunes Dunkerquois, continue son développement. Les créateurs s’apprêtent à lancer une nouvelle série limitée ainsi qu’une collection pour les enfants avant l’été.

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D.R.

Les vêtements Urban Kingz portent la signature des deux Dunkerquois.

 Yamina Benyahia et Djalal Mohamed n’ont pas 30 ans et depuis quatre ans ils sont à la tête d’une marque de vêtements baptisée Urban Kingz, et de sa déclinaison féminine Urban Queenz. «On avait ce projet de créer une marque depuis longtemps, parce qu’on avait envie de pouvoir nous habiller comme on aime et habiller d’autres personnes dans notre style», résument les jeunes créateurs. Leur source d‘inspiration : les tendances, la rue, les défilés… Leur style : un mélange savamment dosé de street et de fashion. De l’urbain pour tous. «Parce que, même si je suis danseur hip-hop, je ne voulais pas qu’on soit identifiés comme une marque hip-hop, explique Djalal Mohamed. Notre objectif c’est de pouvoir toucher un public plus large.» Electricien de métier, Djalal Mohamed s’est formé en solo en apprenant à maîtriser tous les logiciels utiles «pour réaliser des maquettes et le design de nos produits». Yamina Benyahia est passée par la voie classique : d’abord en se formant en couture puis en commerce, «pour maîtriser les deux aspects du métier», commente-t-elle. En 2011, une fois la marque créée, le duo sort ses premiers T-shirts «pour voir ce que les gens en pensent».

«Au départ on était un peu brouillons, mais il y avait une demande. On a donc décidé de se restructurer au niveau du design, d’avoir une vraie identité, un vrai style, et de travailler avec des collections.» Deux fois par an, la marque – disponible sur Internet − sort donc ses nouvelles créations, une douzaine de modèles par saison, ainsi que des séries limitées qui s’écoulent chaque fois en moins de 48 heures ! «La deuxième est même partie en à peine deux heures », s’enthousiasme Yamina Benyahia, avant de préciser que «toutes les séries limitées sont faites à la main dans notre atelier». Du made in Dunkerque qui voyage aux quatre coins de la planète : «on a des partenariats avec des danseurs de hip-hop en Corée du Sud, au Japon, en Espagne, en Belgique, etc. La marque est aussi connue grâce aux réseaux sociaux et on vend jusqu’aux Etats-Unis», commentent les créateurs. Ce qui n’empêche pas Yamina Benyahia et Djalal Mohamed de vouloir à court terme «être positionnés dans des boutiques».

« Aujourd’hui, on travaille exclusivement par le biais d’Internet mais on aimerait être dans des petites boutiques indépendantes à Dunkerque, comme à Lille, à Roubaix, ou en Belgique, etc.  On aimerait également que la marque soit disponible à Citadium, une grosse enseigne parisienne qui travaille avec de jeunes créateurs», dévoile le designer. En attendant, ils souhaitent surtout poursuivre le développement de leur marque. Cet été, en plus des collections classiques et d’une nouvelle série limitée, ils sortiront également leur première collection pour enfants.