Lancement du livret "Troisième Révolution industrielle" en Nord-Pas-de-Calais

Et si votre épargne servait à toute une région ?

Publié dans l'édition Nord N. 8705 par

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Lancement du livret TRI par Philippe Vasseur (à droite).

Lancement du livret TRI par Philippe Vasseur (à droite).

La TRI, c’est un peu une affaire de famille. Il faut que tout le monde y croie pour que cela fonctionne. «Nous franchissons une étape importante aujourd’hui : les habitants peuvent désormais contribuer au renouveau économique grâce à ce livret», se félicite Philippe Vasseur, président de la CCI de région Nord de France. Mis en place avec le Crédit coopératif, le livret d’épargne « Troisième Révolution », rémunéré à 1,75% par an jusqu’à 1 500 €, proposera au-delà de cette somme un taux de 0,8% avec un plafond de dépôt à 100 000 €. Toute personne pourra y souscrire, sans minimum et sans obligation d’ouvrir un compte courant associé. Pour l’instant, seule une pré-souscription est possible en attendant le lancement officiel, le 22 janvier prochain (www.credit-cooperatif.coop). «Les sommes collectées seront prêtées à des projets locaux, estampillés ‘Troisième Révolution industrielle’. Une fois par an, nous organiserons une rencontre entre les épargnants et les PME financées» précise Jean-Louis Bancel, président du Crédit coopératif. Cette offre de financement s’adresse aux TPE, PME et ETI, pour des crédits à moyen et court terme ou des crédits-bails, d’un minimum de 12 000 €. «Nous serons vigilants quant à la taille des entreprises. Il n’y a pas de raison qu’un seul emprunteur mobilise toute l’épargne», rassure Jean-Louis Bancel. D’ores et déjà, 200 projets ont été identifiés «Troisième révolution industrielle» par les trois clubs : Club impression 3D et fabrication additive, Club efficacité énergétique et Club méthanisation. Alors, en avant !

Ils sont déjà engagés dans la TRI

Il a fait sensation avec sa Pariss. Damien Biro, jeune entrepreneur de Calais, a imaginé la Pariss Electric Roadster, un véhicule électrique «full carbon», avec une autonomie de 800 km et un départ de 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. «Un groupe électrogène – le prolongateur d’autonomie – recharge la batterie lorsqu’elle arrive à épuisement», explique-t-il. La batterie, bien plus légère que chez les concurrents (300 kilos de moins), allège la masse du véhicule et donc sa consommation. Grâce à un partenariat avec Bosch, Damien Biro a pu terminer la phase de conception et lever 1,4 million d’euros. «Dès 2016, nous pourrons vendre aux passionnés, à partir de 80 000 €. Une version grand public à 40 000 € devrait voir le jour fin 2017», a-t-il expliqué. Autre exemple 100% TRI : la baisse de la consommation de certains logiciels informatiques. «Dans le monde, la consommation internet représente 1,5% de la consommation électrique mondiale. Cliquer, c’est comme chauffer l’équivalent d’une demi-tasse de thé», explique Sylvain Breuzard, de Norsys (Ennevelin). Même si certains grands groupes ont des data centers en énergie renouvelable, il reste encore du chemin pour baisser la consommation d’énergie. «Il faut trouver des fonctions informatiques qui consomment moins. Nos objectifs ? Baisser de 2 à 5% la consommation de nos programmes et avoir un étiquetage propre à tous les logiciels (comme sur l’électroménager, ndlr), comme nous le faisons déjà pour les nôtres.»