Musée Matisse au Cateau-Cambrésis

Patrice Depape, nouveau directeur

Publié dans l'édition Nord N. 8705 par

Le musée Matisse du Cateau-Cambrésis, installé dans le palais Fénelon, fait partie des sites culturels du Conseil général. Depuis le 1er octobre, le musée est dirigé, sur décision du Département, par Patrice Deparpe. Auparavant, et depuis 2010, il y exerçait les fonctions de conservateur adjoint. Depuis mi-juillet, il assurait l’intérim de la direction. Patrice Deparpe, […]

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D.R.

Patrice Deparpe a été nommé le 1er octobre par le Département. (photo D Lampla, Département du Nord)

Le musée Matisse du Cateau-Cambrésis, installé dans le palais Fénelon, fait partie des sites culturels du Conseil général. Depuis le 1er octobre, le musée est dirigé, sur décision du Département, par Patrice Deparpe. Auparavant, et depuis 2010, il y exerçait les fonctions de conservateur adjoint. Depuis mi-juillet, il assurait l’intérim de la direction.

Patrice Deparpe, indique le service communication du musée, a débuté sa carrière dans les musées du littoral : plusieurs années au musée archéologique et paléontologique d’Etaples, puis au musée du Touquet où il fut nommé directeur en 1994.

Patrice Deparpe, souligne-t-on, s’est illustré par le commissariat de plusieurs expositions, dont les rétrospectives consacrées à Auguste Herbin et Jean Dewasne qui ont permis de «réinterroger» les collections du musée.

L’actualité du directeur, depuis le 15 novembre et jusqu’au 8 mars, c’est l’exposition «Tisser Matisse». Les 70 œuvres présentent une facette de l’artiste peut-être moins connue. Elles font référence tout d’abord au passé textile du Cateau-Cambrésis (où se trouve le musée) et de Bohain-en-Vermandois, dans l’Aisne proche, où se situe la maison familiale d’Henri Matisse, issu d’une lignée de tisserands. Leur activité était notamment tournée vers les grandes maisons parisiennes de la haute couture et du tissu d’ameublement. On découvre ainsi un Henri Matisse passionné par le textile : robes, tapisseries, tapis, saris, étoffes… L’exposition montre le travail de l’artiste lorsqu’il répondait à des commandes publiques (dont celles de la manufacture des Gobelins) ou privées (dont celle d’une communauté religieuse), ainsi que son influence dans le domaine des arts décoratifs, qui lui doivent notamment la technique des papiers gouachés et découpés.