Dans l'Arrageois, la visite de Tereos

Tereos, acteur clé du département

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9513 par

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

CAPresse 2014

Le site de Tereos dans l'Arrageois.

La coopérative sucrière de Boiry-Sainte-Rictrude vit sa campagne betteravière à plein. Aux 125 salariés permanents de l’entreprise viennent s’ajouter 75 saisonniers pour absorber pendant près de quatre mois 19 000 tonnes de betteraves par jour qui produiront environ 250 000 tonnes de sucre sur l’année, soit 15% de la production française. Le directeur de l’établissement, Alain Delonca, et Thierry Dupont, responsable du service betteravier, ont guidé Michel Dagbert dans les méandres de cette industrie qui, dit-on encore, distille de l’or blanc. Cet or blanc n’en finit pas de susciter toutes les convoitises et les gourmandises, mais aussi les réserves de certains comme les diététiciens… Rien ne se perd dans la betterave : le sucre donc, mais aussi la pulpe destinée à l’alimentation animale, les écumes qui seront valorisées comme amendement calcique aux champs, et des sirops de basse pureté, récupérés en fin de cristallisation et qui seront utilisés en distillerie pour la production d’alcool et de bioéthanol.

CAPresse 2014

La récolte des betteraves bat son plein.

2 440 associés pour un parc de 24 000 hectares. La coopérative regroupe 2 440 associés qui gèrent un parc de 24 000 hectares. Lors de la campagne sucrière, qui dure environ 113 jours, pas moins de 2 100 000 tonnes de betteraves seront acheminées dans l’enceinte de l’usine de Boiry, rendant l’activité très intense : 120 camions de gros tonnage s’activent sur les routes environnantes, dans un rayon moyen de 45 kilomètres. Cette circulation soutenue implique pour la direction de l’établissement d’entretenir une relation régulière avec les maires, la DREAL et diverses associations afin de les tenir informés de l’état de l’activité et réduire ainsi tous risques éventuels. Le Conseil général a également toute sa place, notamment dans l’entretien et la réfection des voies de circulation. « Le budget 2015 prévoit 250 millions d’investissements, autant d’argent injecté dans l’économie et pour l’emploi », annonce Michel Dagbert se voulant rassurant.

 

Lucy Duluc