Le volume transacté en hausse de 34,6 % dans la métropole lilloise

Bureaux : un premier trimestre prometteur

Publié dans l'édition Nord N. 8724 par

L’Observatoire du marché des bureaux de la métropole lilloise a comptabilisé 34 707 m2 commercialisés au premier trimestre 2015. Signe annonciateur d’une bonne année ou seulement report de transactions qui n’avaient pu se concrétiser l’an dernier ?

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D.R.

A Marcq-en-Barœul, sur Business Park, 1 000 m2 de bureaux ont été loués aux sociétés Helpline et VDL Klima. Le bailleur est la foncière de la Caisse d'épargne Nord France Europe et le promoteur Nacarat.

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. C’est du moins l’espoir que fait vivre le point marché du premier trimestre 2015 de l’immobilier de bureaux pour la métropole lilloise. L’année 2014 s’était terminée sur un bilan annuel (comptes propres compris) de 166 091 m2, identique à 2012 (161 013 m2), mais loin des années de référence de la Métropole : 2010, bien sûr, qui affichait 185 000 m2, et 2013 à 175 000 m2. A regarder les chiffres du premier trimestre 2015, tous les espoirs d’une bonne année 2015 semblent permis, en tout cas, comme l’écrit le cabinet villeneuvois Tostain et Laffineur, « ce début d’année s’annonce sous de bons auspices« . L’Observatoire du marché des bureaux de la métropole lilloise (OBM) a comptabilisé en effet un volume de 34 707 m2 commercialisés (hors comptes propres) comparables aux 33 567 m2 de 2010, aux 33 384 m2 de 2013 et même aux 33 369 m2 de 2012, quand 2001 affichait seulement 21 102 m2 et 2014 un 25 480 m2 qualifié de « résultat en demi-teinte« .

Prépondérance de la seconde main. Ce regain de forme du marché immobilier métropolitain − +34,64 %, « l’un des plus dynamiques que l’on ait enregistré durant les dernières années » constate l’OBM − était attendu par la communauté des acteurs de la transaction qui faisait le double constat d’un allongement de la durée de réalisation des transactions au-delà de l’année et donc d’un report de signatures qui ne demandaient qu’à se concrétiser en ce début d’année. Ce résultat est nettement supérieur à la moyenne enregistrée durant les cinq années précédentes (29 640 m2), note encore l’OBM qui l’attribue « en partie à quelques grosses transactions, dont une de plus de 5 000 m2, mais pas seulement, le nombre de transactions (75) étant comparable à ce que l’on enregistre habituellement en début d’année, ni plus ni moins« . Dans le détail, la part de la seconde main est prépondérante à 76 % avec 28 428 m2 face à un marché du neuf peu prolixe à 5 897 m2 alors, qui atteignait en moyenne 9 062 m2 en début des cinq années précédentes, mais seulement 2 386 m2 en 2014. Avec une demande placée de quelque 13 700 m2 qui représente 40 % du volume global transacté (à 39 % en seconde main et 45 % en neuf), c’est le secteur de Lille qui a enregistré le plus important volume transacté,

Prudence. Faut-il voir dans ce premier trimestre un signe de reprise, s’interroge l’Observatoire du marché des bureaux… Si Hugues Laffineur, de Tostain & Laffineur, fait état de « nombreux utilisateurs convaincus que leur développement s’accompagne d’une évolution de leur espace de travail et donc actuellement en cours de réflexion« , prometteurs de « belles transactions ces prochains trimestres« ,  André Bartoszak, de l’OBM, écrit de son côté que « les acteurs du marché lillois se veulent prudents« . Il indique que « certes, certains d’entre eux constatent bien que la demande semble plus active« , mais précise que « néanmoins, un premier trimestre ne fait pas l’année et (que) compte-tenu des incertitudes qui pèsent sur l’économie, dans le Nord comme ailleurs en France, il est trop tôt pour dire si ce frémissement va perdurer« .

D’autant que « le marché va devoir passer une année supplémentaire avec des stocks parfois très amoindris, en particulier sur Euralille. Certains agents immobiliers commenceraient à évoquer des signatures manquées faute d’une offre adaptée à certains endroits de la Métropole« .  L’offre neuve disponible immédiatement ou sous trois mois poursuit sa baisse à 42 864 m2, quand les immeubles en construction représentent 24 809 m2 et les projets à long terme, avec permis de construire obtenu ou en cours d’obtention, sont stables à 71 446 m2.  C’est sur Euralille que la tension est la plus vive, puisque ce secteur ne dispose plus que de 2 738 m2 neufs disponibles et que les prochains programmes à livrer ne le seront pas avant plusieurs trimestres, note l’OBM.