Sous le porche du 32 rue de la Barre

Le Clarance Hôtel Lille a ouvert ses portes

Publié dans l'édition Nord N. 8726 par

Après moins d’un an de travaux, 7 millions d’euros d’investissement et la touche de folie apportée par sa directrice, Aurélie Vermesse, le Clarance Hôtel Lille a ouvert ses portes le 23 avril dernier et vient s’ajouter à la liste très restreinte des cinq hôtels lillois.

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D.R.

Inauguration colorée le 21 avril dernier.

La demeure historique du comte et de la comtesse d’Hespel, encore habitée il y a quelques mois, revêt aujourd’hui un tout autre aspect, oscillant entre classicisme, modernité et poésie. Chacune des 19 chambres porte le nom d’un poème de Baudelaire, hommage rendu par Aurélie Vermesse à son auteur préféré : «Le Clarance Hôtel Lille est un boutique-hôtel : un établissement de petite capacité en centre-ville, avec de nombreux services où l’on vit une expérience. Il n’y en a aucun à Lille. La ville est sous-dimensionnée en haut de gamme, avec seulement 12% de chambres en quatre ou cinq étoiles alors que Paris en compte 30%. Et 70% des chambres sont issues de chaînes hôtelières (essentiellement du groupe Accor, ndlr) contre 50% en moyenne française. Je vais donc essayer de mener mon bout de chemin en apportant quelque chose de sympa.» Comprenez qu’au Clarance, tout est fait pour se sentir comme chez soi et les 23 salariés appliquent ce principe à la lettre, avec une touche de décontraction…Passionnée d’art contemporain, l’ancienne directrice de Mäder Colors, entité du fabricant régional de peintures industrielles, a aussi distillé des œuvres d’art dans les couloirs ou les chambres, qu’il sera même possible d’acheter.

Du potager à l’assiette. Aux commandes du restaurant intégré à l’hôtel – La Table –, Nicolas Pourcheresse, ancien de chez Meert et plus jeune étoilé de France en 2005, propose une cuisine «ébouriffée et rock’n roll», avec trois menus : «J’ai rendez-vous» (du mardi au vendredi midi, à 31 euros), «Ingrédient» (midi et soir à 45 euros) et «Pur» (uniquement le soir à 60 euros). Fraises de pleine terre, betterave crapaudine, crème de pruneaux, asperges, ail des ours, ou encore agneau de lait de la vallée d’Aspe, le chef travaille avec des produits frais «à 10 kilomètres à la ronde», qu’il agrémente de ses grains de folie appris lors de son tour du monde. Le chef devrait aussi puiser des recettes dans le potager du jardin de l’hôtel…

Si cette nouvelle aventure permet déjà à Aurélie Vermesse de réaliser un de ses rêves, elle imagine déjà faire bientôt partie des Relais et Châteaux et serait ainsi la première adresse nordiste du réseau hôtelier haut de gamme.