Recrutement

Un salon Carrefour Market pour recruter 500 nouveaux salariés

Publié dans l'édition Nord N. 8727 par

Carrefour Market organise le 4 juin prochain à Lille Grand-Palais le salon régional « Le plein de talents et de fraîcheur ». Entretien avec Pierre-Yves Fournet, le directeur opérationnel de l’enseigne dans le Nord et dans l’Est.

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Corentin Escaillet

Pierre-Yves Fournet, directeur opérationnel de Carrefour Market dans le Nord et l'Est.

La Gazette. On parle de 500 nouveaux emplois qui vont être créés. Tout d’abord, quels seront les différents types de postes proposés sur ce salon ?

Pierre-Yves Fournet. Dans le Nord-Pas-de-Calais, 80 à 85% des recrutements concerneront les employés commerciaux ; 10 à 15% concernent l’encadrement des équipes : les 10% restants concernent les métiers de bouche. Ces emplois correspondent à nos besoins en 2015.

D’où vient ce chiffre de 500 emplois ? Des départs en retraite ? Des démissions ?

Il y a un certain turn-over, mais ces 500 postes vacants sont aussi et surtout expliqués par des départs à la retraite effectivement, mais aussi des promotions internes, de nouveaux métiers : Carrefour Market veille à fournir un service client exemplaire. Il nous faut donc plus d’employés.

C’est tout de même un chiffre impressionnant…

Effectivement. Il faut bien préciser que nous sommes le premier employeur privé en France et le second dans le Nord-Pas-de-Calais, derrière Auchan – l’entreprise siège dans la région. J’aime à dire que nous sommes des distributeurs d’avenir…

 S’agit-il de CDI ? Y aura-t-il des apprentissages ?

Comme nous recrutons des jeunes, qui ne sont pas tous diplômés, il nous faudra les former, surtout lorsqu’on parle de métiers de bouche, particulièrement exigeants.

Et de plus en plus rares…

C’est vrai. D’où l’importance de recruter des apprentis. Nous portons la plus grande attention à la transmission du savoir. Il nous faut une grande quantité d’employés, mais il est nécessaire qu’ils soient correctement formés. Pour les former, il faut de bons tuteurs. Pour ce qui est du type de contrat, nous privilégierons en effet le CDI, si le candidat n’a effectivement pas besoin d’apprentissage. D’autre part, je ne souhaite pas former des employés pour mes concurrents : l’apprentissage coûte cher, donc il est préférable de proposer un CDI à nos apprentis. Les perspectives d’évolution sont réelles, les reconversions en interne sont elles aussi possibles.

Comment se déroulera ce salon«Le plein de talents et de fraîcheur» du 4 juin ? C’est un événement important à organiser. Il y a beaucoup de demandeurs d’emploi, comment allez-vous organiser votre recrutement ?

Au programme, des job datings : 10 minutes d’entretien par candidat. Nous avons 50 recruteurs, tous comptant parmi nos employés, qui seront en charge de ces entretiens. Des stands aussi, pour présenter nos métiers et le savoir-faire de celles et ceux qui les exercent. Et 35 producteurs locaux seront présents sur le salon. D’autres aspect de l’enseigne seront détaillés, comme la responsabilité sociale de l’entreprise : nous sommes par exemple l’une des deux enseignes sur le marché à disposer du label « Egalité professionnelle » délivré par l’AFNOR (Association Française de NORmalisation). Nous sommes plutôt fiers d’être une entreprise responsable.

Les métiers de bouche constituent une partie des emplois à pourvoir.

Les métiers de bouche constituent une partie des emplois à pourvoir.

Certaines critiques fusent vis-à-vis des grands distributeurs et de leur faible considération concernant les hôtes et hôtesses de caisse…

Nous leur accordons la plus grande importance. Ces personnes sont parfois le seul lien que le client a avec l’enseigne. Je pense personnellement que c’est notre meilleur service marketing. La généralisation des caisses automatiques sur lequel le public a beaucoup fantasmé serait une erreur stratégique majeure.

Carrefour en six chiffres

  • Premier distributeur européen

  • Deuxième distributeur mondial, derrière le géant américain Walmart

  • 260 magasins dans le Nord et l’Est

  • 99 magasins dans le Nord-Pas-de-Calais

  • 21 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre 2015

  • Hausse du CA total de 6,2% au premier trimestre 2015.