Un éductour initié par la CCI Côte d'Opale

A la (re)découverte de notre patrimoine

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9537 par

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Hervé MORCRETTE

Les participants à l'éductour écoutent attentivement les explications de leur guide dans la cour du château-musée de Boulogne-sur-Mer.

« Le succès d’une destination touristique passe par une bonne mise en réseau des professionnels et une bonne connaissance des activités et produits touristiques, afin que chaque professionnel soit un ambassadeur de son territoire » : la CCI Côte d’Opale ne pouvait pas mieux exprimer les motivations qui ont suscité l’organisation de son dernier éductour. Celui-ci a rassemblé plusieurs dizaines de professionnels du tourisme, essentiellement des restaurateurs, des hôteliers et des gestionnaires d’équipements touristiques venus de toute la Côte d’Opale. Avec les trois destinations qui étaient au programme, c’est le Boulonnais qui s’est découvert ou redécouvert aux yeux des participants.   

Les charmes de la haute-ville à Boulogne-sur-Mer.

L’imposant monument aux morts boulonnais, à l’aurore du boulevard Eurvin, cache une petite porte par laquelle on pénètre dans le château-musée. Château médiéval construit au XIIIème siècle par Philippe Hurepel, comte de Boulogne. Musée car, de fonds en comble, ce vénérable bâtiment est aujourd’hui consacré à la mémoire boulonnaise, au fil de thématiques différentes : archéologie méditerranéenne, ethnographie extra-européenne, beaux-arts et arts décoratifs ainsi qu’histoire locale. Un guide sûr de son sujet a aussi emmené les participants pour une courte promenade en haute-ville où l’attention fut attirée sur des particularités de la cathédrale (notamment les six fresques promises à la réhabilitation au pied du dôme). Il en fut de même à l’hôtel de ville.

Desvres et son musée de la Céramique.

Sur la route de Desvres, sur le coup de midi, une halte fut observée à Wirwignes pour se sustenter dans le célèbre restaurant « Chez Mémère Harlé » dont la tarte Tatin est toujours le plus beau titre de gloire. Cap ensuite sur le musée de la Céramique, issu de l’ancienne maison de la faïence agrandie à l’occasion de ce changement de raison sociale. Un lieu unique qui retrace bien l’ambiance de la cité du XVIIème siècle à nos jours, avec une mention spéciale sur la période 1850 – 1950 qui fut l’époque glorieuse de la production desvroise, portée à un stade industriel. Pas moins de 700 objets, tous plus remarquables les uns que les autres, sont présentés de façon moderne et interactive.

La qualité du chocolat de Beussent.

Au fil du temps, la chocolaterie de Beussent a tracé son sillon. Le trait de génie de ses dirigeants a été de sécuriser les approvisionnements de qualité en devenant propriétaire d’une plantation en Equateur. A partir de ce point de départ, tout le processus de fabrication est soumis à un cahier des charges rigoureux qui vise l’excellence. Reste à savoir si ce positionnement haut de gamme peut rencontrer sa clientèle chez toutes les catégories de touristes…