POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DES CENTRES-VILLES

Quatre chartes pour Lumbres, Arques, Bailleul et Merteuil

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9572 par

Le 28 janvier, la CCI Grand‑Lille et différentes collectivités ont signé une charte de développement
commercial des centres‑villes. Se sont associées à la signature les villes de Bailleul, de Merteuil, d’Arques et
la communauté de communes du Pays de Lumbres.

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À Saint-Omer, les acteurs de la ville d’Arques et de la collectivité de communes d’Arques se sont réunis afin de ratifier la charte.

À Saint-Omer, les acteurs de la ville d’Arques et de la collectivité de communes d’Arques se sont réunis afin de ratifier la charte.

“C’est l’aboutissement de plusieurs mois de travail, et les actions vont pouvoir commencer, annonce Bruno Leroy à Saint-Omer. Même si on sera amenés à faire un point de temps en temps.” Quatre chartes ont donc été signées la même journée afin de redynamiser les centres-villes et leurs commerces dans les collectivités signataires. “Il faut travailler sur la proximité, ajoute Bruno Leroy. On a tous à coeur que cette économie se développe, y compris le commerce. Il faut donc coproduire et mettre les choses en place avec efficacité.” Pour la CCI Grand- Lille, les objectifs sont clairs : soutenir l’économie de proximité, livrer un plan d’actions opérationnelles, professionnaliser les unions commerciales et nourrir les partenariats locaux. Ainsi, 30 500 euros ont été mis sur la table par la COMMERCE devra également renforcer sa place dans l’espace régional et au niveau départemental.” Prochainement sera signé le nouveau contrat territorial de développement durable avec le Département. Au niveau régional, le vice-président Decoster défendra la cause du territoire audomarois. Le Pays de Saint-Omer fêtera ses 20 ans en 2017 et la nouvelle Intercommunalité (CASO, Morinie, canton de Fauquembergues, Roquetoire et Quiestède) “prendra toute sa place dans la construction d’une identité territoriale forte, entre le littoral et la métropole lilloise”. Le 26 février, la commission départementale de coopération intercommunale sera un rendez vous très important. L’orateur aborde l’autre dimension géographique, interdépartementale celle-là : le Pays de l’Intérieur qui unit la communauté de communes de Flandre- Intérieure, présidée par Jean-Pierre Bataille, au Pays de Saint-Omer. Une agence d’urbanisme et de développement commune et, récemment, une agence de développement économique (SOFIE) commune sont les deux premiers marqueurs de cette intelligence collective appliquée à un plus vaste territoire. Se profilent déjà une coopération transfrontalière avec la Flandre belge et aussi “l’intégration du territoire dans le groupement européen de coopération transfrontalière Flandre-Dunkerque-Côte d’Opale”. Jean-Michel Blanquer. Invité d’honneur de cette soirée de voeux, il est une sommité du monde de l’Education. Ancien directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education Nationale (décembre 2009-novembre 2012), il est aujourd’hui directeur général du groupe ESSEC (Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales), une des meilleures business schools européennes. En quelques minutes, il a brossé le tableau du monde actuel et futur. La révolution digitale, la révolution numérique, la révolution 3D, les progrès des sciences cognitives, etc, ouvrent des perspectives insoupçonnées qui obligent à mobiliser les compétences : l’intelligence collective. Titulaire d’une maîtrise de philosophie, il a teinté son propos d’un optimisme raisonné car cet avenir, s’il suscite des inquiétudes, est aussi porteur d’espoir. © ML Damien et Aurélie Cousin, des Ets Samyn (préparation et transport de béton, location de camions…). CCI Grand-Lille afin de soutenir la démarche des différentes collectivités. Depuis mi-2015, les différents acteurs de ces chartes se sont donc réunis dans le cadre d’un travail préparatoire, presque une dizaine de réunions entre les différents acteurs, collectivités et chambres consulaires bien sûr, mais aussi les unions commerciales concernées. Par la suite, des bilans trimestriels et annuels et des comités de pilotage seront mis en place. Pour l’heure, chacune des collectivités engagées dans ces chartes a développé des points particuliers afin de mener à bien l’opération.

Le Pays de Lumbres. La communauté de communes du Pays de Lumbres s’engage de son côté à dynamiser le réseau des commerçants et artisans en créant un café info des partenaires, en mettant à jour l’annuaire internet des commerçants, artisans avec l’appui technique de la collectivité. Par ailleurs, la CCPL compte dynamiser le taux d’adhésion à l’UCAPL, l’union des commerçants et artisans du Pays de Lumbres. La Communauté de communes souhaite aussi préserver, relooker et multiplier les opérations et les outils d’attractivité commerciale. Au programme, des animations commerciales, la promotion de l’offre locale des commerçants et artisans, le point sur l’offre commerciale de la collectivité. La CCPL souhaite d’autre part attirer la clientèle étrangère (en formant les commerçants aux langues anglaise et néerlandaise), ainsi que développer une gestion des rénovations et de restructuration urbaine.

La ville d’Arques. Arques s’est aussi engagée à dynamiser son réseau de commerçants et artisans, mais les façons d’y parvenir sont toutefois différentes. Si la mise à jour de l’annuaire des commerçants sur Internet et la dynamisation de l’adhésion au groupement de commerçants et artisans d’Arques sont des mesures communes, Arques ajoute la création de réunions des partenaires et celle d’un repas dansant des commerçants pendant Arques Expo. Ensuite, Arques souhaite, tout comme le Pays de Lumbres, préserver, relooker et multiplier les opérations commerciales. Cet objectif s’articule autour de trois points : l’animation commerciale, la promotion de l’offre commerciale et artisanale – mise à jour du site web GCAA, communication sur Facebook et sur le magazine de la Ville – et le point sur l’offre commerciale, en réfléchissant autour de la mise en place d’un chéquier GCAA. La municipalité veut par ailleurs, comme le Pays de Lumbres, attirer, accueillir et retenir la clientèle locale et étrangère, accompagner les acteurs du commerce et de l’artisanat dans la performance commerciale et développer une gestion des projets de rénovation, de restructuration urbaine et de modernisation des fonds de commerce.

La ville de Bailleul. La ville de Bailleul développe les mêmes points que Lumbres et Arques : l’offre commerciale à promouvoir, à travers le site internet jacheteabailleul.com, la communication de la Ville, le renforcement de liens entre les hameaux et le centre-ville (à travers une navette, notamment) et l’accompagnement et la professionnalisation des commerçants à travers des dispositifs individuels et collectifs. Le renforcement du dynamisme commercial est chose importante pour Bailleul. Les animations commerciales, la création d’un marché du terroir, le développement du marché du jeudi soir et la commercialisation de paniers fraîcheur soutiendront ce dynamisme. La clientèle transfrontalière est le troisième et dernier axe des engagements de la Ville. À travers la proposition aux commerçants d’une formation en néerlandais, le développement des animations pour les transfrontaliers et l’installation d’une signalétique bilingue, Bailleul veut définitivement s’internationaliser.

La ville de Merteuil. À Merteuil, la priorité est de capitaliser sur le tourisme fluvial et culturel en proposant des animations, la communication et la professionnalisation des commerçants. La Ville veut développer son tourisme en coopérant avec les commerçants pour promouvoir le patrimoine. La municipalité a pour autre objectif de favoriser la mobilité, notamment à travers le développement du stationnement et de la signalétique, en facilitant la vie des consommateurs. Un embellissement du centre-ville est lui aussi au programme, avec le fleurissement, l’aide financière à la rénovation des façades commerciales, la propreté en centre ville…

Corentin ESCAILLET