À HALLUIN

Pidy sur le toit du monde

Publié dans l'édition Nord N. 8774 par

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D.R.

Thierry Dehaeck, fils du fondateur André Dehaeck, dirige aujourd’hui l’entreprise familiale.

Spécialisée dans la fabrication de pâte feuilletée, l’entreprise familiale belge se positionne depuis vingt ans comme le leader mondial dans son domaine. Retour sur l’histoire d’une petite pâtisserie devenue le géant du prêt‑à‑garnir. 

Tout commence dans les années 1950. À la tête d’une petite pâtisserie à Ypres (Belgique), André Dehaeck se met à fabriquer des mini-bouchées. Ce produit unique va rapidement interpeller des grossistes belges (Gand, Bruxelles et Anvers), mais aussi américains. “Lorsque nous avons commencé à exporter vers les Etats-Unis, nous avons réalisé le potentiel de notre produit”, se rappelle Thierry Dehaeck, PDG et fils d’André, qui a fait ses débuts dans l’entreprise familiale à l’âge de 17 ans. Face à la demande abondante, la pâtisserie devient Pidy ((Pâtisserie industrie Dehaeck Ypres) en 1967 et prend une nouvelle dimension (voir encadré).

Innover pour conserver le leadership. Si Pidy domine le marché de la pâte feuilletée depuis maintenant vingt ans, c’est en partie grâce à son service de R&D constamment en recherche d’innovation. “Nous avons consacré ces dix dernières années à la recherche et développement, car nous nous devons d’être créatif pour garder le statut de leader.” L’éclair-sandwich garni de saumon, le veggie cup (100% naturel) ou encore les produits sans gluten sont autant de recettes pensées et étudiées lors de la réunion mensuelle dédiée à la R&D. “Nous créons de nouvelles applications sur des produits déjà existants pour investir chaque année de nouveaux marchés”, précise le PDG.

Robotisation. Comme tous ses concurrents industriels, Pidy est aujourd’hui confronté au phénomène de robotisation. “Cela nous permet d’optimiser la fabrication et de progresser avec le même nombre de personnes”, indique Thierry Dehaeck. Le groupe francobelge garantit de conserver les emplois mais ne peut se permettre d’en créer de nouveaux. “Nous sommes obligés de prendre le virage de la robotisation sinon l’entreprise perdra les marchés.” Démoulage, emballage, les robots exécutent de nombreuses tâches. Après Ypres, le site d’Halluin devrait prochainement être doté de nouveaux robots.40 millions de chiffre d’affaires. Pidy compte actuellement trois unités de production – à Ypres (maison mère), Halluin et New York –, ainsi qu’une antenne de vente à Northampton, au RoyaumeUni. Le groupe vend ses produits dans 59 pays et réalise un chiffre d’affaires de 40 M€. “Nous avons fait 37 millions de CA l’année dernière, explique le PDG. Nous progressons chaque année d’une façon spectaculaire. Pidy est aujourd’hui le fabricant le plus important avec l’assortiment le plus dense.” Son secret ? “Le travail, l’enthousiasme et avant tout l’écoute des autres. Seul, on est rien”, conclut le patron. Rien ne semble ralentir le numéro 1 de la pâte feuilletée qui continue chaque année de grandir un peu plus…

Marie BOULLENGER