FONDATION RENAISSANCE DU LILLE ANCIEN (RLA)

Une Fondation pour la restauration du patrimoine urbain lillois

Publié dans l'édition Nord N. 8774 par

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D.R.

Au-dessus de la porte d’entrée de l’Hospice Comtesse, l’une des nombreuses niches qui ont espoir d’être restaurées.

Pour ne pas oublier et revaloriser au mieux les façades et enseignes lilloises, l’association Renaissance du Lille Ancien a obtenu en ce début d’année le soutien de la Fondation de Lille. 

La Fondation de Lille développe habituellement des actions sociales, mais dans certains cas elle peut également servir d’appui pour les associations en besoin de fonds financiers, qui sont rares pour ces institutions. Selon Jean-Yves Méreau, président de la fondation Renaissance du Lille ancien (RLA), “l’idée de faire appel à la Fondation de Lille pour nous soutenir est venue il y a environ un an, plutôt par accident. Nous voulions des personnes qui sachent comment restaurer de l’ancien, car pour nous, ça n’est pas possible”. C’est ainsi que le soutien devient évident. “Cette aide est un outil juridique et financier intéressant, parce que, finalement, pourquoi la restauration du patrimoine ancien ne pourrait pas avoir sa Fondation ?” sourit-il. Suite à la création de la Fondation, “nous avons donc dû modifier le statut de RLA, qui est devenue une association régionale”. Toutes ces actions sont pourtant une grande première, se réjouit Jean-Yves Méreau : “Il n’y a pas d’autres associations de ce type en France qui se lancent dans une organisation de ce genre. De ce fait, nous sommes très bien placé parmi les associations de restauration du patrimoine.”

“Nous voulons aider le petit patrimoine”. “Le but de la fondation RLA est à la fois culturel et social. On veut aider le petit patrimoine, notamment ce qui souffre comme les portes, les fenêtres, les niches ou les enseignes. Les gens à qui appartiennent ces maisons préfèrent souvent tout changer et installer du moderne plutôt que d’aller chez un menuisier, car ils ne peuvent pas toujours entretenir ces biens sans aide extérieure”, déplore JeanYves Méreau. Faute de moyens et donc de mise en valeur, le petit patrimoine de rue se dégrade et devient invisible. Cependant, une mise à l’ouvrage rapide devrait se réaliser grâce à une première donatrice depuis la signature, et des dons d’associations extérieures devraient se faire également assez rapidement. Maintenant, il faut “monter des opérations afin d’inciter aux dons et familiariser la population à l’art de rue. Si on s’y met à plusieurs, les chantiers sont peu onéreux”. Parmi le patrimoine à restaurer, l’association touche à tout : “les enseignes, les plaques commémoratives, les niches, les statues… La plupart sont en très mauvais état, et nous voulons préserver l’histoire locale. Grâce aux restaurations, on peut lier l’ancien et le contemporain”. L’association RLA peut rêver d’ailleurs, avec la possibilité de s’étendre provisoirement “au niveau régional, si le besoin s’en fait sentir, dans une ville où il n’y a pas d’association”.