À DIVION

Répanéo : réparation des accessoires nautiques

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9597 par

En cette période estivale, planches à voile, kitesurfs et combinaisons en Néoprène fleurissent sur toutes les plages de France. Seulement, ces équipements ne sont pas inusables. Pour les réparer et leur redonner une nouvelle vie, une solution : le spécialiste Répanéo.  Jean-Pierre Francikowski, à l’issue de son service militaire, obligatoire à l’époque, avait envoyé son […]

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D.R.

Réparation de voiles, de combinaisons ou encore de planches, Répanéo intervient pour des clients de la France entière et leur assure un travail de qualité.

En cette période estivale, planches à voile, kitesurfs et combinaisons en Néoprène fleurissent sur toutes les plages de France. Seulement, ces équipements ne sont pas inusables. Pour les réparer et leur redonner une nouvelle vie, une solution : le spécialiste Répanéo. 

Jean-Pierre Francikowski, à l’issue de son service militaire, obligatoire à l’époque, avait envoyé son curriculum vitae à de nombreuses entreprises. Quelques semaines après, il avait trouvé un emploi. “En 1984, tout à fait par hasard, je suis entré chez Tiga, rachetée quelques années plus tard par Bic. En effet, c’était à l’époque un fabricant de planches à voile.” Bic a à son tour été reprise par Neil Pryde qui voulait démarrer sa gamme de planches à voile et d’accessoires. Rapidement, l’activité s’est développée, avec l’ouverture d’un service SAV. “Dans le cadre de nos activités, un des directeurs me propose de me former”. Il accepte de suite ce challenge et va se former pendant plusieurs mois en Chine. “J’ai appris la couture, la soudure du Néoprène, mais aussi les techniques de réparation des planches à voile.”

Un véritable savoir-faire. Il assurera pendant quelques années la réparation des combinaisons de la marque, depuis la plate-forme logistique qui était basée dans un entrepôt à Grenay. “En 2013, l’unité française a fermé et j’ai été licencié économique. J’ai tout de suite pensé à mon avenir et négocié le rachat des machines et du stock de pièces et tissus”, précise-t-il. Après 30 années de boîte, il ne se voit plus travailler pour un patron et décide donc de créer sa propre activité en valorisant son savoir-faire. Une décision d’autant plus rapide que l’idée lui trottait dans la tête depuis plusieurs années. “J’avais gardé des contacts avec quelques revendeurs et des fournisseurs, je savais qu’il y avait un marché à développer.” Sans perdre de temps, il crée donc Répanéo, pour “Réparation du Néoprène”, et se rapproche de la BGE de Béthune. Pendant une année, il teste en couveuse, avant de voler de ses propres ailes et de s’installer dans un atelier à l’arrière de son habitation, à Divion. Après quelques semaines, deux revendeurs lillois commencent à lui confier des petites réparations. Petit à petit, l’activité trouve son rythme de croisière. Et Jean-Pierre Francikowski d’indiquer : “Je me rends sur la métropole lilloise une fois par semaine, pour récupérer les articles à réparer et rapporter ceux que j’ai remis en état.” Voile de kite, voile de planche à voile, combinaison Néoprène, grip de wishbone, tout est réparable. “Tout dépend de l’état d’usure du matériel et du budget que les clients veulent mettre dans la réparation.” Et lorsqu’il a besoin de matériel, il fait appel à son réseau.

Transmission. Après un peu plus d’une année d’activité, Répanéo compte déjà de nombreux clients, en région Hauts-de-France, mais aussi d’un peu partout en France. “Je travaille pour mon ancien employeur. Neil Pryde me confie régulièrement des réparations, mais aussi pour la marque de combinaison de la Rochelle Soöring.” La réparation du matériel nautique étant par essence très saisonnière (essentiellement de mars à novembre), pendant les périodes creuses, il œuvre pour les clubs nautiques d’Armentières, de Calais ou encore de Villeneuve d’Ascq. Il travaille seul et souhaite le rester pour le moment, même si son objectif serait à terme de former un jeune et de l’accompagner durant les premiers mois de son activité. “Il me reste une petite dizaine d’années à effectuer avant de prendre ma retraite. Je vais les faire sérieusement, avec une activité qui me correspond parfaitement.” Et lorsqu’on le questionne sur son parcours de créateur d’entreprise, il répond que c’est très valorisant : “Ça me donne envie de me dépasser et de toujours aller plus loin. Je ne regrette pas du tout ce choix.”