Lauréat Vivalley 5/8

Dynacare l’application sportive made in France

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9628 par

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Thomas Lewandowski

Anthony Bacquaert (à droite), fondateur de Dynacare, et Jérôme Richoux, directeur communication.

La Gazette : Anthony Bacquaert, qui êtes-vous ?

Anthony Bacquaert : En tant que sportif de haut niveau, je me prédestinais à une carrière dans le tennis. Malheureusement, suite à une grosse blessure, j’ai dû abandonner ce rêve d’enfant. Ne voulant pas quitter le monde du sport, j’ai décidé de suivre des études en STAPS.
Je suis diplômé d’un master en sciences techniques des activités physiques et sportives, mention «Activité adaptée à la santé», (APA) de la faculté des sciences du sport de Liévin. Je suis aussi référencé par le Programme national nutrition santé (PNNS) sur la région Hauts-de-France, plus connu sous le nom de manger-bouger.fr. Enfin, je suis également formé à l’éducation thérapeutique des patients.

Comment avez-vous eu l’idée de créer cette entreprise ?

À la fin de mes études, j’ai été recruté par la Ville de Gravelines au poste d’éducateur sportif pour leur structure tennistique. J’ai alors été confronté à deux types d’adhérents : ceux qui sont à la recherche de la performance, qui sont là pour s’améliorer, et ceux qui sont là pour se maintenir en forme.
Étant issu de ce monde du haut niveau, j’ai dû m’adapter et aller à la rencontre de ces adhérents qui n’étaient pas de grands sportifs. J’avais besoin de mieux comprendre leur démarche et leurs besoins. J’ai pris conscience qu’ils n’étaient pas là pour la performance mais pour leur bien-être.
J’ai ensuite travaillé pendant dix ans à l’IRBMS, une association dédiée au sport et de la santé. Mais, en tant qu’association, les moyens n’étaient pas illimités et j’ai donc décidé de partir pour fonder Dynacare en juillet 2015. Je voulais créer cette entreprise afin d’être une sorte de préventeur de santé.
Actuellement, la sédentarité tue autant que le tabagisme en France chaque année et on ne peut pas dire que les pouvoirs publics se saisissent du problème. Notre objectif est autant d’augmenter le capital bien-être de nos adhérents que d’améliorer leur santé.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur Dynacare ?

Le fonctionnement de Dynacare est très simple : il s’agit d’une application pour mobile que le client va télécharger sur le store d’applications. Ensuite, il doit répondre à une série de 26 questions sur son activité physique. L’application fera un diagnostic de ses forces, de ses faiblesses et de son état de santé.
Le client va ensuite porter durant 7 jours et 7 nuits une montre-capteur qui va analyser le fonctionnement de son corps. À l’issue de cette semaine d’analyse, nous allons pouvoir délivrer au client une analyse personnelle. La montre-capteur sera, quant à elle, vendue sur le site de Dynacare ou en pharmacie.
Afin d’inciter l’utilisateur à pratiquer une activité physique, les objectifs sportifs qu’il atteint seront récompensés par une monnaie virtuelle appelée «Healthy». Ces Healthy permettra d’accéder à une boutique en ligne qui n’accepte que cette monnaie. L’idée consiste également à créer sur l’application un réseau social sur lequel il y aura des professionnels de la santé pour répondre aux questions des utilisateurs.

 

Pourquoi avoir participé au concours Vivalley et quelles sont vos attentes ?

La faculté du sport de Liévin et l’IRBMS étant nos plus proches partenaires, il nous paraissait normal de participer à un concours lié aux entreprises et au sport sur Liévin. Nous espérons bien sûr mieux nous faire connaître. Nous espérons aussi que cela nous permettra de travailler avec les autres lauréats afin, par exemple, de créer un projet commun dans une synergie grâce à notre proximité commune.

Où vous voyez-vous dans quelques années ?

Nous allons commencer par créer une structure appelée Dynacoach. Elle se situera au 53 de l’avenue de Verdun à Valenciennes. Notre modèle économique est basé sur du B to B to C. La sédentarité crée de nombreux problèmes de santé qui reviennent cher, aux mutuelles entre autres. Nous allons donc proposer aux mutuelles, entreprises, associations et collectivités de nous payer 2,15 euros par client pour que chacun de leurs adhérents, salariés, membres ou citoyens puisse avoir accès gratuitement à notre application.
Dans quelques années, nous espérons pouvoir créer un réseau d’experts du mouvement sur tout le territoire français. Nous avons avant tout une vision nationale pour ce projet. La cerise sur le gâteau serait d’exporter le concept à l’international francophone (Suisse, Belgique, Québec…).
Pour le moment, nous sommes trois salariés, nous souhaitons lancer l’application d’ici à mars et tenir notre calendrier. Ensuite, nous étofferons les effectifs de l’entreprise pour être à la hauteur de nos ambitions.