Le Grand Hôtel à Maubeuge

Après la rénovation, le nouveau propriétaire est confiant

Publié dans l'édition Nord N. 8831 par

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D.R.
La façade du nouvel hôtel qui dispose, en rez-de-chaussée, d’un nouveau restaurant.

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Une partie de l’équipe. De gauche à droite : Erik Loywick, maître d’hôtel depuis 31 ans, Angélique Bruyère, responsable de l’accueil, et Stéphane Lefèvre, responsable du restaurant.

Situé à l’entrée de Maubeuge, Porte-de-Paris, quasiment en face du complexe de cinéma et non loin de la gare, cet immeuble a des allures de paquebot. Pendant 40 ans, entre 1975 et 2015, il a eu pour commandant de bord Jean-Claude Marszolik, une figure locale. Depuis deux ans, c’est Ali Herriche, 58 ans, un Sambrien devenu homme d’affaires, qui a repris la barre après un renflouage complet. «C’est un bel immeuble d’entrée de ville, d’une soixantaine d’années d’existence. Il était à un bon prix. Il a été entièrement désossé, les murs ont été mis à nu, jusqu’à la brique d’origine. À vrai dire, il n’y avait rien à garder et tout a été remis à neuf, même le système d’assainissement. Il a fallu huit mois de travaux et l’opération a coûté dans les deux millions.»

 

Trois étoiles. L’hôtel, dans sa toute nouvelle version, a repris du service le 15 juillet 2016 avec trois étoiles. Il a gardé le même nom. L’ancien restaurant «Le Paris» a été lui aussi complètement transformé et baptisé «L’Endroit». Il a, lui, ouvert le 29 mai 2016. L’ensemble représente 14 employés, dont 4 de l’ancienne équipe. L’hôtel se compose de 28 chambres réparties sur trois étages et le restaurant peut accueillir une centaine de personnes, avec une salle principale de 80 couverts.

 

Clientèle économique. Investir dans un hôtel à Maubeuge, est-ce une bonne idée ? Ali Herriche estime que Maubeuge n’est pas plus sinistrée que d’autres villes du Nord de la même importance. «Si le tourisme n’est pas encore très développé, nous avons, en semaine, une clientèle d’affaires, de chefs d’entreprise, de commerciaux. Des gens qui peuvent rester deux ou trois jours, jusqu’à une semaine, pour une mission ou une autre. La vie économique actuelle contribue à faire tourner l’établissement.» À cette clientèle de l’hôtel, il ajoute, notamment, les personnes de passage pour raisons familiales. «Vous savez, aujourd’hui, dit-il, philosophe, les comportements ont changé. On ne vise pas de cibles particulières. Pour moi, ce sont les gens qui vous choisissent…» Pour M. Herriche, le nouvel hôtel et son restaurant sont toujours dans leur phase de lancement. Craint-il la concurrence locale ? Non. Et d’estimer que l’offre locale hôtelière, qui s’est développée ces dernières années, «laisse de la place à tout le monde».

 

Entrepreneur confiant. Ali Herriche aime se présenter comme un autodidacte, très attaché à ce territoire. «Mon premier métier, c’est mécanicien-fraiseur à Sambre et Meuse et cela fait 32 ans maintenant que je suis indépendant, notamment dans l’immobilier professionnel et la restauration.» Il est aujourd’hui à la tête de plusieurs affaires, se dit animé par l’esprit d’entreprise, satisfait de faire vivre une vingtaine de familles avec ses différentes activités, et confiant dans l’avenir.