My Pop Corner entre en partenariat avec Géant Casino

Cette start-up d’EuraTechnologies, spécialisée dans la location d’espaces de vente éphémères, va pouvoir étendre son activité, cantonnée jusque-là à Paris et au nord de Paris, à toute la France.

Nicolas Lengaigne (à droite) a créé My Pop Corner avec Pierre-Yves Banaszak et Thomas Lalaux.
Nicolas Lengaigne (à droite) a créé My Pop Corner avec Pierre-Yves Banaszak et Thomas Lalaux.
Nicolas Lengaigne (à droite) a créé My Pop Corner avec Pierre-Yves Banaszak et Thomas Lalaux.
Nicolas Lengaigne (à droite) a créé My Pop Corner avec Pierre-Yves Banaszak et Thomas Lalaux.

Le «pop-up store» est un concept anglo-saxon qui fait son entrée dans l’Hexagone. My Pop Corner en est l’un des acteurs en région. En français, certains disent «boutique éphémère». En effet, le pop-up store, c’est le contraire du magasin permanent. C’est un point de vente fait pour durer quelques jours, quelques semaines ou tout au plus quelques mois. Les grandes marques s’en servent pour tester de nouveaux produits en vente physique. Mais les structures de taille modeste, en particulier les marchands en ligne, s’en servent dans leur stratégie «multicanal». Car, même si le e-commerce progresse, l’essentiel de la distribution se fait encore sur des points de vente physique. Ce sont d’ailleurs les e-commerçants qui constituent le marché cible de My Pop Corner. Cette TPE, encore en accompagnement au sein de l’incubateur d’EuraTechnologies, a fait de l’intermédiation entre offreurs et demandeurs d’espaces de vente son métier. Elle revendique même une certaine originalité apportée au pop-up store, notamment au niveau du modèle économique. «Nous ne proposons pas uniquement la location de boutique en entier mais aussi d’espaces de vente au sein de magasins, explique Nicolas Lengaigne, cocréateur de My Pop Corner en février dernier avec Pierre-Yves Banaszak et Thomas Lalaux, tous trois anciens salariés de La Redoute. Généralement, avec ce concept, les locations se font sur paiement de loyer fixe. Nous proposons, nous, un paiement de loyer en proportion des produits vendus ou un paiement mixte.»

En juin dernier, une centaine de «coins de vente» était disponible sur le site de My Pop Corner. Ce nombre devrait être multiplié par six dans les jours à venir. A l’origine de ce boom, le partenariat que My Pop Corner vient de nouer avec le groupe Géant Casino. La zone géographique couverte par la TPE depuis sa création se limitait au Nord-Pas-de-Calais et à Paris. Une conséquence de ce nouveau partenariat, c’est le maillage de tout l’Hexagone. Maillage qui devrait se renforcer car il est question de partenariats à venir avec d’autres groupes de la distribution.

En attendant, la TPE étoffe et structure son offre. Cette dernière ne se limite pas à la simple mise en relation entre détenteurs d’espaces et marques. «Nous gérons les contrats de location, nous sommes en discussion avec les assureurs pour proposer une assurance sur les produits que les exposants confient aux boutiques, nous développons des fonctionnalités permettant de faire des recommandations personnalisées aux clients, etc.»

Le concept de l’espace de vente temporaire ou « shop in shop«  exige une certaine complémentarité entre les produits de la boutique et ceux de la marque en ligne. Ce qui permet à la première de diversifier son offre et à la seconde de rencontrer ses clients sur un laps de temps. My Pop Corner totalise une vingtaine d’opérations de vente éphémères déjà réalisées. L’une des dernières s’est déroulée dans un magasin rue de la Clé à Lille pour le compte d’une marque de sous-vêtements masculins.