Cour d’appel de Douai

Bruno Cathala nouveau premier président

Dominique Lottin, partie à la cour d’appel de Versailles, cède son fauteuil de premier président à Bruno Cathala tout droit venu d’Evry. Il a exercé dans bien d’autres circonstances, qui lui ont notamment permis de côtoyer Olivier de Beynast, procureur général, qu’il retrouve donc à Douai.

Bruno Cathala accueilli par ses pairs au Parlement de Flandre en audience solennelle.
Bruno Cathala accueilli par ses pairs au Parlement de Flandre en audience solennelle.

 

Bruno Cathala accueilli par ses pairs au Parlement de Flandre en audience solennelle.
Bruno Cathala accueilli par ses pairs au Parlement de Flandre en audience solennelle.

Rassemblés en audience solennelle en la prestigieuse Grand’Chambre du Parlement de Flandre à la cour d’appel de Douai, les magistrats − dont le doyen, président de Chambre, Pierre Charbonnier − ont accueilli le nouveau premier président Bruno Cathala, d’origine ariégeoise.

Une riche expérience. Il a exercé de très nombreuses fonctions depuis l’Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux où il a été enseignant et maître de conférences. Il est surtout spécialisé, en tant que juge cette fois à Rouen de 1994 à 1996 puis plusieurs années à l’ENM, et ce, dès le départ de sa carrière, dans les questions ayant trait à l’enfance et aux mineurs en général. Passage ensuite à l’administration centrale du ministère de la Justice comme sous-directeur de la protection judiciaire de la jeunesse, puis à l’Inspection des services judiciaires. Il fait ensuite une longue apparition au tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, puis au tribunal pénal international de La Haye comme greffier. En 2008, il part pour Evry pour la présidence du tribunal de grande instance et arrive à la cour d’appel de Douai. C’est ainsi sa première affectation dans le Nord. Il occupe donc le siège du premier président auréolé d’une longue pratique d’institutions judiciaires très différentes les unes des autres, expérience dont il fera profiter son nouveau ressort.

Bruno Cathala, père de cinq enfants, navigateur assidu, est issu de deux écoles d’élite, les instituts des Hautes Ecoles de la sécurité intérieure et de la défense nationale. Il a exercé également les fonctions de vice-président du TGI de Créteil, une très grande juridiction, en matière (très complexe) de contentieux économiques et financiers.

Découvrir la région d’abord. «Vous êtes un homme de contact et de dialogue, note le procureur général, en fin connaisseur du nouveau premier président, profondément humain mais aussi très versé dans le management». Autant de compétences qui «vous ont amené à les exporter à l’étranger où vous avez assuré des formations dans plus de dix pays. Je me souviens que nous avons roulé au Cambodge ensemble à mobylette ! (…) Vous avez décuplé mon sens de l’écoute envers les autres en reléguant toute vanité dans le fonctionnement hiérarchique et tout autoritarisme dans la prise de décision». 

Bruno Cathala va d’abord se consacrer à la découverte d’une région qu’il ne connaît pas encore de l’intérieur, il se bornera dans l’immédiat à quelques axes forts que tout premier président doit suivre : les relations avec les justiciables placées, dit-il au regard de sondages, sous le signe de trois critiques complexité du système judiciaire, imprévisibilité et manque de confiance en lui. A la fin de quoi, «je serai alors en mesure de garantir à chacune et chacun des citoyens du Nord-Pas-de-Calais, le bénéfice d’un procès équitable».