Aide à l'entreprenariat

1 000 projets soutenus par l’Adie en 2018

Présente partout en France, l’association d’aide aux entrepreneurs Adie dispose d’une trentaine de permanences dans les Hauts-de-France.

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Steve Dompe Kacou (au centre), entouré de l'équipe de l'Adie Hauts-de-France.

L’an dernier, 1 000 porteurs de projets régionaux ont reçu une aide financière grâce à elle. En 2019, l’Adie espère soutenir toujours plus la création d’entreprise. Faciliter le démarrage d’un projet quand aucune porte est ouverte. C’est le but de l’Adie. L’association accorde des prêts aux porteurs de projet, «même sans diplôme, sans crédit et sans réseau, car on part du principe que chacun peut devenir entrepreneur», annonce Abderrahmane Salhi, directeur régional de l’Adie Hauts-de-France. En 2018, 1 000 porteurs de projet ont été accompagnés. «Benoît qui a ouvert une station de lavage automobile, Marie qui est devenue prothésiste ongulaire, Frank qui donne des cours de danse…» : le directeur régional donne beaucoup d’exemples. Les activités soutenues par l’association sont vastes : commerce, services, restauration, artisanat… «Nos bénéficiaires ont un talent indubitable, alors on leur donne le moyen de le concrétiser.»

Proximité

L’Adie dispose de 6 antennes et de 32 points d’accueil permanents dans la région. «On fait en sorte de se trouver à une vingtaine de minutes de chaque porteur de projet», explique Abderrahmane Salhi. Ce réseau dispose de 14 conseillers et de 40 bénévoles accompagnateurs. Ce sont d’anciens entrepreneurs, d’anciens banquiers ou des chefs d’entreprise encore en activité. «Il n’y a pas de profil type. Mais ils ont toujours une compétence bien précise pour donner des conseils utiles aux porteurs de projet.» Les bénévoles accompagnent les bénéficiaires en amont de la réalisation de leur projet, du business plan jusqu’à l’obtention du prêt par l’Adie. Un accompagnement post-création est aussi proposé, toujours gratuitement. Pour 2019, l’Adie souhaiterait atteindre le nombre de 60 bénévoles en région. «Plus on travaillera avec des bénévoles, plus l’argent perçu, notamment de la part de la Région et de l’Europe, sera redistribué pour de nouveaux projets.»

3 millions d’euros prêtés

L’année passée, 3 millions d’euros ont été prêtés à des entrepreneurs par l’association. «En moyenne, un prêt représente 3 000 euros, on peut monter jusque 10 000.» L’apport en compétences humaines est gratuit, certes, mais chaque prêt est à rembourser dans les deux ans, avec un taux d’intérêt de 7,5%. Ces prêts sont en grande partie avancés par des fonds privés. «Pour accorder des prêts, les banques font plus confiance à un organisme tel que l’Adie plutôt qu’à un porteur de projet directement. L’organisme assure un remboursement. En fait, c’est plutôt l’Adie qui risque de ne pas être remboursée par l’entrepreneur. Mais ça arrive peu», se félicite Abderrahmane Salhi. En 2019, l’Adie Hauts-de-France a l’ambition de poursuivre son maillage territorial et d’accompagner 1 500 porteurs de projet, soit 500 de plus que l’an passé.

L’expérience de Steve

Steve Dompe Kacou, jeune entrepreneur.

Steve Dompe Kacou, 26 ans, a reçu un prêt de 5 000 € par l’Adie pour ouvrir son coffee shop, Candy Breakfast, en février, à Croix. «Il y a trois ans, j’habitais encore à Paris. J’ai démarché l’Adie Île-de-France pour une idée d’application. Mais elle n’a pas soutenu mon projet. Une fois à Lille, je suis revenu avec une autre idée : proposer un large choix de bols de céréales et de pancakes, dans un décor chaleureux. Ça existe déjà à Londres et à Amsterdam.» Si le concept fonctionne, Steve ambitionne de développer une franchise.