La société spécialisée sur le cloud poursuit son développement à Lille

Scaleway sur un petit nuage à Lille

La marque cloud du groupe Iliad (liée à l’opérateur Free), Scaleway, a officiellement fêté son premier anniversaire, fin avril. L’occasion de revenir sur sa stratégie de développement économique dans un milieu très concurrentiel et en manque de main d’œuvre.

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L'équipe dirigeante a pensé le design de la Maison pour le bien-être de ses salariés.

Il y a 18 mois, Scaleway, société cloud B to B et filiale du groupe Iliad, regroupait ses marques et ses offres sous un seul format. Toute la structure de l’entreprise a été revue et Scaleway a doublé de taille. «Nous nous occupions de l’hébergement informatique, c’est une activité qui a évolué», explique Arnaud de Bermingham, CEO. La marque a désormais trois activités : le cloud public (ressources réseau/stockage/intelligence artificielle…), Scaleway data center (quatre data centers à disposition dans les Hauts-de-France) et Online by Scaleway (serveurs mis en location). «50% de nos data center sont utilisés par nos clients et nous avons loué 100 000 serveurs.» Si la société semble encore méconnue en France, elle s’affiche dans le top 3 français parmi les fournisseurs de cloud. Plus de 60% de ses clients sont internationaux. «Aujourd’hui, on focalise nos efforts pour se faire mieux connaître en France.» Le portefeuille de la société compte aussi bien des start-up que des grosses structures telles que Leboncoin ou encore Ventes privées.

Un lieu atypique et attractif

L’entreprise compte 226 salariés sur Paris et Lille. Si la majorité se trouve dans la Capitale, une quarantaine de personnes ont été recrutées localement dans la région pour le bureau lillois. Ils devraient être 50 au mois de juin. «On connaît l’écosystème ici. Le bassin universitaire est important, les start-up et entreprises sont nombreuses.» Si de gros acteurs technologiques sont installés à Lille tels que OVH, Scaleway a des atouts pour attirer les talents chez elle : «On peut offrir un travail qui a du sens, tout ce qu’on développe atterrit en production.» Arnaud de Bermingham revendique un esprit de start-up dans l’entreprise, avec des collaborateurs mis en équipe sur un produit donné. Autre argument : des locaux qui sortent de l’ordinaire. Piscine à boules, salles à thèmes, chaussons obligatoires à l’entrée… Le bâtiment, baptisé La Maison, ne possède aucun bureau attitré et chacun dépose ses effets dans des casiers. L’équipe dirigeante s’efforce d’offrir un cadre ludique à ses salariés. Une volonté qui se poursuit jusqu’à la manière de recruter : «Les candidats peuvent venir nous rencontrer et repartir avec un contrat en l’espace d’une journée.» La personne souhaitant postuler s’inscrit d’abord à l’une des journées de recrutement, qui se déroulent à Paris. «On ne leur laisse pas d’adresse exacte, c’est à eux de trouver. Cela fait partie de la démarche de recrutement.» Ensuite, les participants sont invités à faire un escape game. Une pratique qui permet aux recruteurs d’analyser les comportements de chacun face aux énigmes posées. L’après-midi est consacré aux entretiens, puis à la signature du contrat si le profil correspond. Scaleway compte bien sur cette réactivité à l’embauche pour faire concurrence aux mastodontes du marché.