Entretien avec Philippe Aerts, associé et responsable de PwC dans la région Hauts-de-France

«Il y a toujours une volonté de trouver des solutions innovantes»

PwC organise lundi 9 décembre un Tour de France Arrêté des Comptes IFRS et règles françaises en partenariat notamment avec l’association des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG). Comme l’an dernier, ce rendez-vous unique dans la région aura lieu le matin à la Cité des échanges de Marcq-en-Barœul (IFRS), puis l’après-midi au Kinépolis de Lomme (règles françaises et fiscalité). Au programme, entre autres, un décryptage des impacts comptables à jour des projets de loi de finances de fin d’année animé par les experts et les avocats fiscalistes de PwC. Philippe Aerts, associé et responsable de PwC dans la région Hauts-de-France, revient ici sur cet événement.

En bas de gauche à droite : Leila Chevallier, responsable expérience client ; Nicolas Wilfart, associé PwC audit ; Stéphanie Verzura, associée PwC société d'avocats, responsable de l'équipe TAX & Legal. En haut de gauche à droite, Alexandre Le Cam, senior manager PwC consulting ; Agnès Lucas-Fournier, senior manager, PwC société d'avocats ; Alexandre Decrand, associé PwC audit ; Philippe Aerts, associé PwC audit, responsable région Hauts-de-France ; Guillaume Molmy, associé PwC Consulting.

La Gazette : Quelle est l’objet de cette journée « Arrêté des comptes 2019 » ?
Philippe Aerts :
 C’est l’occasion de réunir la communauté financière des Hauts-de-France, et d’aborder les nouveautés concernant les aspects comptables, réglementaires et fiscaux de l’année, auxquels s’ajoute un volet portant sur les responsabilités sociétales et environnementales. Il faut savoir qu’il y a un corpus réglementaire qui a tendance à s’étoffer depuis quelque temps, obligatoire compte tenu de la structure juridique de la société, ou alors suivi par l’entreprise parce qu’elle considère que cela correspond à ses valeurs.

Philippe Aerts, associé et responsable de PwC dans la région Hauts-de-France.

À qui s’adresse-t-elle, et comment se déroule-t-elle ?
Cette journée s’adresse aux professionnels de la finance au sens large, mais aussi, pour les raisons évoquées juste avant, aux responsables juridiques et fiscaux qui viennent chercher une information récente et mise à jour sur les différents sujets. Quant au déroulé de cette manifestation, il s’organise en deux parties : une matinée à la Cité des échanges de Marcq-en-Baroeul, où nous allons traiter plus spécifiquement des normes IFRS, et un après-midi au Kinépolis, où là, nous passerons en revue les nouvelles obligations en matière de règles comptables, fiscales et RSE. Nous attendons entre 300 et 400 personnes.

Quel est le contenu de cette journée ? Et y-a-t-il des nouveautés ?
Nous traitons à la fois des nouveautés, mais également des sujets qui ont évolué au cours de l’année. Notre format évolue aussi. Déjà, la séance de l’après-midi sera légèrement modifiée, afin de pouvoir accueillir nos invités à l’issue de ce panorama dans une salle où seront disposés des corners thématiques. Ce sera la possibilité pour eux de se renseigner de manière plus personnalisée sur des sujets évoqués en assemblée plénière. Je pense ici aux obligations liées à la conformité, à la transformation de la fonction finance, ou à des obligations fiscales plus particulières… Ces corners, animés par nos collaborateurs, seront l’occasion de rentrer plus en détail dans certains sujets.

L’année 2019 tire à sa fin, quel premier bilan pouvez-vous faire ? Comment voyez-vous 2020 ?
C’est une année au cours de laquelle les dirigeants d’entreprise se sont montrés prudents. Beaucoup d’entreprises régionales travaillent à l’international. Le contexte s’est tendu. Il y a le Brexit, le marché chinois en pleine évolution, la guerre commerciale, la situation mouvementée à Hong-Kong, l’accès d’un certain nombre de pays à la société de consommation… Ces éléments obligent les entreprises à sans cesse s’adapter dans un contexte international mouvant. Par ailleurs, des entreprises de la région qui ont fait leur preuve depuis des années, notamment dans le domaine de la distribution, sont en train de se renouveler et de renouveler leur modèle. On parle là de phase de transition durant laquelle il faut être particulièrement vigilant. C’est ce que nous avons pu percevoir, et c’est dans ce contexte que nous avons accompagné ces entreprises dans leur transformation. Enfin, il y a des points de recoupement, des axes de réflexion, que l’on retrouve dans la plupart de ces entreprises : les actions à mener pour recruter, embarquer et conserver ses talents, le développement de la notion d’expérience client, et la montée en compétence des équipes au regard des avancées technologiques et de la digitalisation.

Une enquête de PwC réalisée auprès de dirigeants d’entreprise, et présentée au forum économique mondial de Davos, début 2019, montrait un certain pessimisme. Le partagez-vous ?
Toutes les phases de changement ont toujours été dans le Nord l’occasion de rebondir. Je pense que nous sommes dans une phase un peu disruptive, voire très disruptive. La région a connu des périodes industrielles très florissantes, des phases de reconstruction du pays qui ont été bénéfiques. Si je prends l’exemple de l’industrie textile, le nord de la France a été un fleuron. Puis il a fallu passer à autre chose, comme des activités de service, du négoce ou de la distribution. Aujourd’hui, dans la région, on travaille et on développe les axes d’économie circulaire, de rupture technologique, ce qui signifie qu’on va rebondir à nouveau. En tout cas, il y a toujours une volonté d’aller de l’avant dans la région et de trouver des solutions innovantes. Ce qui me permet d’être confiant. Beaucoup de dirigeants d’entreprise sont mobilisés pour avancer.

Journée Arrêté des Comptes IFRS lundi 9 décembre à la Cité des échanges de Marcq-en-Barœul de 10h à 12h30 (accueil dès 9h30) ; Arrêté des Comptes règles françaises au Kinépolis de Lomme de 14h30 à 18h30 (accueil dès 14h).