Après le confinement, le secteur reprend

Les parcs d’attractions relancent la machine

Suite à un début de saison sous le signe du confinement, les parcs d’attractions ont pris du retard. Il s’agit maintenant de le rattraper…

"Les portes de Bal Parc sont d'ores et déjà ouvertes, après l'instauration du protocole sanitaire validé par la préfecture." Crédit photo : Aletheia Press / CE

Si certains parcs d’attractions n’ont pas encore entamé leur saison, d’autres ont d’ores et déjà ouvert leurs portes après une mise aux normes sanitaires. C’est le cas de Bal Parc, à Tournehem-sur-la-Hem : «Nous avons déposé un protocole complet et sérieux auprès de la sous-préfecture, avec un marquage au sol pour faire respecter la distanciation sociale ainsi que des distributeurs de gels hydroalcooliques sur chacun des manèges, détaille Thierry Feery, le propriétaire du parc. D’autre part, tout le personnel porte une visière.» Un protocole qui a un prix – 20 000 euros –, dont une moitié devrait être prise en charge par la CPAM. Un investissement qui «aurait pu être dérisoire si on avait travaillé depuis la fin mars», regrette l’entrepreneur.

Rattraper le début de saison ?

Car, depuis mars, c’est une perte sèche de chiffre d’affaires pour les parcs. «Ça représente 30% de notre saison en termes de visiteurs, précise François-Jérôme Parent, manager de Bagatelle, parc de Merlimont. Sur 330 000 visiteurs à l’année, on en a généralement 110 000 sur cette période.»  Les choses ne devraient pas s’arranger dans l’immédiat : «Les règles d’hygiène nous imposent de plafonner le nombre de visiteurs à 50% de notre jauge habituelle, souligne Sébastien Vandebeulque, responsable marketing de Dennlys Parc. Ainsi, nous pouvons accueillir 3 000 visiteurs.» Problème : en été, le parc fait une moyenne de 4 000 à 4 500 entrées par jour. La billetterie est par ailleurs fortement touchée par la crise : la visibilité des parcs est mauvaise, puisqu’ils sont, pour certains, forcés de distribuer des places nominatives et fixées dans le temps. «Les réservations risquent d’arriver très tard, notamment les groupes de centres aérés avec le deuxième tour des élections qui a été repoussé, explique Thierry Feery. Aujourd’hui, nous en sommes à 15% de réservation par rapport à l’an dernier.» Par ailleurs, impossible de toucher à l’emploi car le secteur est fait de telle façon que le nombre d’employés sur site est quasiment incompressible.

L’horizon pourrait s’éclaircir

Malgré ces difficultés, des solutions se dessinent : la plupart des parcs comptent ouvrir plus tard, à la faveur d’une météo plus clémente ces dernières années lors de l’arrière-saison. Si aucun n’espère compenser la perte de la période de confinement, les parcs – du moins pour ceux que nous avons réussi à contacter – ont les reins solides en termes de finances, et aucun ne devrait être en danger dans l’immédiat. Certains ont même investi, à l’image de Dennlys Parc : «Nous allons avoir une nouvelle zone tropicale. Tout était acté avant la fin de l’année 2019. Les travaux ont commencé, puis ont été interrompus avec le confinement.» Même situation, mais timing différent à Bal Parc : croyant en une pérennisation de l’ensoleillement du Pas-de-Calais dans les années à venir, Thierry Ferry prévoit l’installation d’un bassin pour les enfants dans les années à venir : «On n’aurait jamais imaginé ça il y a dix ans !» Puisqu’on vous dit que l’horizon pourrait s’éclaircir…