La mobilité professionnelle des cadres impactée par la crise

Au 1er semestre 2020, l’Apec a constaté une chute des offres d’emploi cadre de 34%. Faute d’opportunités externes en nombre, la mobilité interne, moins soumise aux aléas conjoncturels, pourrait constituer une alternative. Dans un contexte de récession économique, les cadres sont moins enclins à changer d’entreprise alors que début 2020, près de 7 cadres sur […]

© alex.pin

Au 1er semestre 2020, l’Apec a constaté une chute des offres d’emploi cadre de 34%. Faute d’opportunités externes en nombre, la mobilité interne, moins soumise aux aléas conjoncturels, pourrait constituer une alternative. Dans un contexte de récession économique, les cadres sont moins enclins à changer d’entreprise alors que début 2020, près de 7 cadres sur 10 envisageaient de modifier leur parcours professionnel dans les trois prochaines années. Bien que tous les secteurs soient concernés par une baisse des offres d’emploi cadre, la construction se distingue par une baisse plus limitée du volume d’offres (-25%) tandis que l’industrie marque le pas le plus important (-40%), en particulier l’industrie mécanique, métallurgie et automobile (-45%) et les équipements électriques et électroniques (-48%). L’agroalimentaire et les industries chimiques ont connu les baisses les moins brutales. Quant au secteur des services – le plus important pour l’emploi cadre –, il ne déroge pas à la règle : le transport-logistique-tourisme a vu ses offres chuter de 37% et la banque-assurance-immobilier, de -28%. Toutes les fonctions sont affectées par la crise : si l’on met de côté la fonction santé-social (seulement -11%), toutes les fonctions subissent une perte en termes de volumes d’offres qui va de -27% en production industrielle, travaux et chantiers, à -37% en études, recherche et développement et en ressources humaines et -38% en informatique.