ÉCHOS DU ROYAUME-UNI

Canada/Royaume-Uni : négociation d’un accord post-Brexit. Le 18 septembre, les Premiers ministres britannique et canadien, Theresa May et Justin Trudeau, ont fait part, à Ottawa, de leur souhait d’établir un accord commercial bilatéral après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Cet accord aura pour base le CETA, traité de libre-échange entre l’UE et le Canada. «Nous allons nous assurer que la relation entre le Royaume-Uni et le Canada reste aussi solide qu’elle l’a été et continue pendant cette transition», a déclaré Justin Trudeau. Parmi les pays membres de l’UE, le Royaume-Uni reste le premier partenaire commercial du Canada.

Un assureur du Lloyd’s of London quitte Londres pour Dublin. XL Group a choisi la capitale irlandaise pour y loger ses quartiers généraux européens en raison du Brexit, a annoncé le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar. L’assureur représente un des nombreux cas de départ d’entreprises hors du Royaume-Uni, dans le but de garder un accès au marché unique pour leurs opérations européennes après le Brexit. En effet, selon une récente enquête de l’agence de presse Reuters, près de 10 000 postes dans la finance vont quitter le Royaume-Uni pour rejoindre l’UE. Créé en 1688, le Lloyds of London est le plus grand syndicat d’assurances en Europe. Au début du mois, l’assureur américain Chubb annonçait que son siège européen serait déplacé à Paris. Quant à l’entreprise AIG, elle rejoindra prochainement le Luxembourg.

Démission d’un haut responsable du Brexit. Oliver Robbins, haut responsable du ministère en charge du Brexit, a présenté le 18 septembre sa démission. Le porte-parole du gouvernement a par la suite déclaré qu’Oliver Robbins  occupera un poste de coordinateur au 10, Downing Street. Selon le journal Evening Standard, cette mutation fait suite à un différend entre ce dernier et le ministre chargé du Brexit, David Davis.

Boris Johnson règle ses comptes avec Theresa May. Dans un article publié le 15 septembre à la une du Daily Telegraph, le ministre britannique des Affaires étrangères ne cache pas ses ambitions de chef du gouvernement. L’article de deux pages, intitulé «Ma vision pour une Grande-Bretagne ambitieuse et prospère grâce au Brexit», prône la nécessité d’un Hard Brexit et s’oppose à une période de transition. Cette position va à l’opposé de celle de la Première ministre. Par ce procédé, Boris Johnson souhaite affaiblir la position de Theresa May, à deux semaines seulement du congrès du parti conservateur. Le ministre des Affaires étrangères entend ainsi se positionner en alternative forte à Theresa May.  En visite au Canada, la Première ministre a réagi en rappelant «qu’il y a un pilote à la tête du gouvernement britannique et nous avons tous la même destination en vue : c’est d’obtenir un bon accord pour le Brexit avec l’Union européenne».

Taux de chômage historiquement bas. Le taux de chômage a atteint le seuil de 4,3% à la fin du mois de juillet, soit son plus bas niveau depuis 1975 selon l’Office for National Statistics (ONS). Quant aux salaires, primes comprises, ils ont augmenté de +2,1% sur la période de mai à juillet, soit une hausse moins forte que prévu (+2,3%).

The Guardian révèle une affaire de corruption au sein d’Airbus. A la suite de la révélation de cette affaire par le quotidien britannique, le constructeur aéronautique européen a lancé une enquête en interne. Deux sociétés secrètement détenues par Airbus seraient impliquées dans des versements d’une valeur de 19 millions d’euros en direction d’une entreprise dont on ne sait ni à qui elle appartient, ni où elle est basée. Depuis 2016, Airbus est déjà sous le coup d’une enquête menée par le Serious Fraud Office et le parquet national financier français pour suspicion de corruption et de fraude.

Un bloc de 130 tonnes de graisse trouvé dans les égouts londoniens. Cet énorme amas graisseux, que la presse a baptisé «fatberg», mesure 250 mètres de long. Il serait constitué de déchets, tels que des couches et des lingettes, jetés dans les toilettes et les lavabos de la capitale britannique. Bien qu’il n’ait pas encore été évacué, le Museum of London a fait part de sa volonté d’acquérir un morceau du fatberg.