Bailleur social

Norevie poursuit son développement et sa mutation digitale

Norevie, premier bailleur social du Douaisis, affiche de très bons résultats qui lui permettent de lancer plusieurs programmes de construction de logements neufs et d’entretien de son parc. Si cet équilibre reste fragile, il n’en reste pas moins que le bailleur cherche à élargir son périmètre d’intervention.

ACT'Studio
Norevie premier Bailleur social du Douaisis dispose d’un parc de 11 500 logements qu’il essaie d’adapter aux besoins de ses locataires.
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Norevie, premier bailleur social du Douaisis, dispose d’un parc de 11 500 logements qu’il essaie d’adapter aux besoins de ses locataires.

Avec 68 millions d’euros de chiffre d’affaires et un résultat de l’ordre de 10 millions d’euros de résultat d’exploitation, le groupe Norevie, premier bailleur social du Douaisis, est en très bonne santé financière et dispose de la capacité nécessaire pour entretenir son parc et le faire évoluer. «Un organisme comme le nôtre qui n’a pas de résultats se meurt», souligne Jacques Brenot, directeur général.
Reste que dans le même temps, un rapport commandé par le gouvernement Hollande et réalisé par un cabinet privé indique que les loyers sont trop élevés. «C’est un non-sens évident qui viendrait casser les équilibres économiques», s’insurge le directeur général, rappelant que Norevie a gelé les loyers de ses locataires depuis plus de deux années. «Chez nous, l’indice de revalorisation est proche de zéro. Si, dans les années à venir, certains loyers devraient être revalorisés, ils respecteront la loi et les indices en vigueur.» En effet, dans le même temps, les charges ont explosé, ce qui a un impact sur les projets.
Toujours est-il que les investissements et les projets de maintenance du parc sont soutenables si le bailleur ne subit de nouvelles augmentations de charges ou baisses de loyers. Dès lors, Norevie prévoit un investissement total de l’ordre de 47 millions d’euros sur l’année 2017.

Élargissement. Pour continuer à se développer, le bailleur social a besoin de la garantie des collectivités. Norevie a proposé un protocole d’accord à la CAD pour que l’EPCI lui apporte sa garantie dans le cadre des emprunts contractés. Et Jacques Brenot d’ajouter : «Jusqu’à maintenant, la CAD est réticente à accompagner les bailleurs sociaux de son territoire. C’est une des seules agglomérations de France à avoir cette attitude et, très souvent, les communes sont obligées de se substituer à la CAD pour assurer le développement de l’offre de logement.»
En attendant ces garanties, Norevie poursuit sa politique de développement : «C’est une mission d’intérêt général et il est de notre responsabilité de nous développer sur notre territoire. Cependant, nous ne pouvons plus travailler uniquement à l’échelle de la CAD, nous avons des demandes et des objectifs.»
Ainsi, alors que sur le périmètre de la CAD, le bailleur a essentiellement une mission de restructuration de son offre, Norevie envisage de s’étendre sur la Pévèle et la MEL, avec des produits correspondant à la demande. «Aujourd’hui, cette demande est sur le centre-ville de Douai et pour des logements seniors.»
Autre enjeu, celui de la construction : Norevie a livré 71 logements neufs en 2016 ; il en livrera 347 en 2017, avec notamment les premières opérations en VEFA (vente en état futur d’achèvement). Cela concerne une résidence étudiante, un programme à Capinghem, un deuxième à Lesquin et un troisième à Pont-à-Marcq. Au total, le bailleur lancera la construction de plus de 440 logements cette année.
Dans le même temps, Norevie poursuit sa transition digitale. Le bailleur est de plus en plus présent sur le Web et sur les réseaux sociaux. Il équipe également ses nouveaux logements d’écrans permettant de prendre le contrôle sur certaines installations, comme le chauffage, d’obtenir des informations de la VMC et, au final, de rendre plus intelligents les équipements.
La mutation de Norevie se poursuit donc avec de nombreux projets et toujours la même envie de proposer des logements de qualité et adaptés aux locataires.