BVA/Groupama dévoile une étude

Agriculture 2.0 : les champs du futur

À l’occasion du Salon international de l’agriculture (SIA) et du Salon international du machinisme agricole (SIMA), Groupama, 1er assureur agricole français, a dévoilé les résultats d’une étude réalisée avec l’institut BVA sur le déploiement des nouvelles technologies dans le monde agricole.

17% des éleveurs bovins envisagent d'utiliser des drones. © arenysam

67% des agriculteurs français utilisent pour leur activité au quotidien des nouvelles technologies «significatives», comme des objets connectés, des caméras, GPS, drones ou images-satellites. Les équipements les plus présents sont les GPS sur tracteur, les caméras sur l’exploitation, les caméras sur tracteur et les stations météo connectées. Par ailleurs, 35% d’entre eux ont recours aux images-satellites.

On retrouve ces agriculteurs dans toutes les activités et classes d’âge, ils sont un peu plus nombreux en grandes cultures (29%) et chez les 35-54 ans. Ce sont des exploitants bien installés et en mesure d’investir. Ainsi, 29% de ceux-ci utilisant au moins un objet connecté se sont installés avant 1990 et 31%, entre 1990 et 1999. À observer : les agriculteurs attendent des nouvelles technologies des bénéfices pour eux mais également pour les consommateurs.

Les agriculteurs français et Internet

Plus de 8 agriculteurs sur 10 utilisent Internet pour gérer leur exploitation. Ils sont par ailleurs 81% à disposer d’un ordinateur connecté au réseau, soit au même niveau que la moyenne des Français, alors même qu’à peine deux tiers de la population vivant dans des communes de moins de 1 000 habitants ont accès à Internet dans de bonnes conditions. Ils ont un usage quotidien d’Internet pour les besoins de leur activité, les deux tiers des exploitants connectés y allant au moins une fois par jour. Les nouvelles technologies pourraient aider les agriculteurs à relever les nombreux défis auxquels ils ont à faire face. Leur rôle devrait être particulièrement important pour garantir la qualité et la sécurité sanitaire des produits/matières premières alimentaires, maintenir la place de l’agriculture et de l’agroalimentaire dans l’économie française et garantir la santé des agriculteurs.

Le développement dans les années à venir

48% des agriculteurs pensent investir sous les deux prochaines années dans au moins une nouvelle technologie qu’ils n’ont pas encore. L’équipement en caméras sur l’exploitation, GPS sur tracteur et stations météo connectées continuent à se développer. Certains outils sont encore peu utilisés actuellement : 6% des agriculteurs avec des cultures recourent à des drones, 12% supplémentaires l’envisagent, une progression particulièrement marquée chez les éleveurs bovins, (17% l’envisagent). Les pièges à insectes connectés sont utilisés par 3% des agriculteurs. Les robots de désherbage sont utilisés à 0,4% en grandes cultures, vigne, arboriculture, maraîchage, horticulture ; 8% supplémentaires sont envisagés. Les intentions de développement sont particulièrement fortes en viticulture. 18% des éleveurs utilisent la vidéosurveillance ; on prévoit 22% supplémentaires. Le montant des investissements en nouvelles technologies sur l’exploitation devrait rester stable par rapport aux deux années précédentes avec une prévision moyenne de 3 650 € (contre 3 860 €).

Les nouvelles technologies au service des agriculteurs

7 agriculteurs sur 10 concernés estiment que les nouveaux outils permettent :

– de produire mieux en étant plus précis dans les décisions et en améliorant les techniques de production

– de mieux organiser le travail et d’être plus réactif

– d’améliorer la qualité de production

– de mieux préserver l’environnement

– de permettre une meilleure traçabilité