« Tout le monde ne peut pas être orphelin » à Douai

De Sénèque à Jean-Luc Lagarce, en passant par Shakespeare, la famille a toujours suscité au théâtre quelques-unes de ses histoires les plus extrêmes. Après Jusque dans vos bras où le collectif interrogeait l’identité française et le roman national de manière décalée, provocatrice et subversive, la troupe des Chiens de Navarre passe ici la famille à […]

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© Ph. Lebruman

De Sénèque à Jean-Luc Lagarce, en passant par Shakespeare, la famille a toujours suscité au théâtre quelques-unes de ses histoires les plus extrêmes. Après Jusque dans vos bras où le collectif interrogeait l’identité française et le roman national de manière décalée, provocatrice et subversive, la troupe des Chiens de Navarre passe ici la famille à la moulinette de son travail théâtral articulé autour de l’acteur et de l’écriture de plateau basée sur l’improvisation. Car pour Jean-Christophe Meurisse, meneur de cette bande d’acteurs survoltés, la mise en scène consiste à lancer des situations de jeu et à les pousser sans fixer de limites afin de préserver l’énergie de l’improvisation. La situation, cette fois, c’est la famille : des origines honnies au socle intime qui nous construit et que nous perpétuons. Outre ses comédiens complices, le collectif a fait appel à des acteurs d’une génération plus ancienne, notamment à Lorella Cravotta et Olivier Saladin, deux anciens des Deschiens rompus aux joutes théâtrales. Dans un intérieur avec cuisine, salon, salle à manger et chambre, le spectacle se joue en bi-frontal, scénographie où le public est connecté au plus près de cette famille à haute combustion.

© Ph. Lebruman

Représentations les 15 et 17 octobre à 20h le 16 octobre à 19h à l’Hippodrome, place du Barlet à Douai. Renseignements et réservations au 03 27 99 66 66 ou sur www.tandem-arrasdouai.eu