Zone commerciale de la Marlière à Fourmies

Le groupe belge De Vlier implante son concept commercial

Le « FRUN®SHOPPING » de Fourmies devrait être ouvert au printemps 2020. Installé sur un terrain de 4 hectares, il accueillera dix enseignes…

Vue virtuelle du projet. À l’arrière plan, la ville de Fourmies. La zone économique de la Marlière se situe au nord ouest de la principale commune de la Communauté de communes du Sud Avesnois.

Le groupe belge De Vlier – son siège est à Bruges et il dispose d’un bureau pour la France à Roncq – mène actuellement, dans la zone économique de La Marlière à Fourmies, la réalisation d’un «FRUN®SHOPPING». Il s’agira d’un ensemble, d’environ 10 000 m², comprenant dix cellules commerciales. Les collectivités locales avaient le souhait de développer la partie commerciale depuis au moins 2011…

Pascal Baudelet, directeur des projets du groupe pour la France, explique que le concept «FRUN®», créé et déposé par le groupe belge, joue avec les mots «fun» (agréable) et «run» (rapide). Il propose ainsi un ensemble architectural, un vaste parking gratuit et un mélange d’enseignes nationales et internationales. En principe, le projet de Fourmies – dont la première pierre a été posée en octobre 2018 – devrait être terminé fin avril 2020… Le relais sera alors passé aux locataires qui se chargeront de leurs aménagements intérieurs.

Premières enseignes

Pour le groupe, l’investissement est de l’ordre de 10 à 12 millions d’euros. Parmi les enseignes attendues, il cite le leader belge du bricolage Hubo, qui occupera 2300 m2 ; l’enseigne de chaussures Chausséa ; le groupe Orchestra (vêtements pour enfants notamment…). Au début de l’automne, des négociations étaient en cours pour les autres cellules. Il annonce la venue probable d’enseignes inédites dans le sud de l’Avesnois (optique, prêt-à-porter, accessoires pour animaux…). Un magasin de sport doit aussi s’y relocaliser. Avec les emplois induits attendus, ce projet pourrait représenter plus de 100 emplois. Le chiffre de 70, sur le site même, a été aussi avancé.

La reprise d’un projet

Particularité du projet : il était porté auparavant, et jusqu’en 2015, par un homme d’affaires régional, gérant de plusieurs sociétés et SCI, évoluant dans l’immobilier. Propriétaire des terrains (6 hectares), il avait obtenu les premières autorisations. «On se connaissait via une enseigne de sport et le passage de relais s’est fait facilement», dit Pascal Baudelet.

Cette façon de procéder fait partie de la stratégie du groupe De Vlier, précise-t-il. «Par notre rayonnement, nous sommes une multinationale, mais nous fonctionnons avec des équipes légères et mobiles. Notre stratégie consiste à saisir des opportunités en nous appuyant sur des partenariats locaux. Chaque projet est différent et doit être adapté à la zone de chalandise où il s’implante. Dans le cas de Fourmies, nous avons donc racheté terrain et autorisations à un promoteur que nous connaissions. Dans d’autres cas, on peut, par exemple, reprendre une zone commerciale à revitaliser ou une friche commerciale à repenser entièrement…».

Cette stratégie a été préférée, dit-il, à la conduite de projets de A à Z, une aventure administrative qui peut prendre dix ans ou plus. Principaux partenaires du groupe belge dans ce projet : la Communauté de communes du Sud Avesnois et la ville de Fourmies, toutes deux désireuses, donc, de développer la zone commerciale de La Marlière.

La loi sur l’eau à respecter

Le dossier a connu son lot d’étapes administratives… Lorsque le groupe De Vlier a repris la maîtrise du projet, il y a quatre ans, il restait à le mettre en conformité avec la loi sur l’eau (2 ans) et avec des normes sismiques exigeantes dans le choix des matériaux de construction (en lien avec un bureau de contrôle).

Pourquoi la loi sur l’eau ? «Les 6 hectares, résume Pascal Baudelet, sont classés en zone humide. Cela impose à l’aménageur de respecter des règles, comme l’obligation de trouver et de racheter, en compensation, une zone naturelle d’une surface équivalente. 5 hectares ont été dénichés du côté d’Anor et de Glageon». Ceux-ci sont appelés à être vendus à l’intercommunalité pour l’euro symbolique. Pascal Baudelet ajoute que, sur le site racheté, deux hectares sur les six resteront en zone naturelle.