Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Cadeaux de fin d'année - BD

Cadeaux de fin d'année - BD

 

Sasmira

Quatrième et ultime volet d’une série culte, La petite boîte rouge s’ouvre alors que Sasmira a perdu la raison en détruisant sa maison et les souvenirs qui allaient avec. Et dans un accès de désespoir, Prudence a brûlé au cœur même de la mémoire de celle qu’elle a aimé plus que tout au monde. Mais la belle immortelle ne compte pas en rester là… L’ultime objet de son désir, c’est Stanislas. Elle le veut, plus que jamais. Toujours épris de Bertille, lui cherche un moyen de la délivrer de son syndrome de vieillissement accéléré. Sasmira pourrait arrêter le processus, mais à une seule condition : que Stan accepte de se donner à elle, pour l’éternité. Pour sauver Bertille, le jeune homme est-il prêt à accepter de passer le reste de ses jours sans elle ? Mystérieuse, sensuelle et romanesque, Sasmira est une œuvre qui repousse les limites de l’imaginaire et de la beauté. Remarquablement scénarisé par Laurent Vicomte et magnifié par le trait élégant de la talentueuse Anaïs Bernabé, cette BD parachève une série qui fera date dans l’histoire de la bande dessinée.

Glénat.

 

 

 

Animabilis

Le nouveau récit de Thierry Murat suit les pas du journaliste Victor de Nelville qui, à l’hiver 1872,  débarque de Paris dans le nord du Yorkshire pour relater les faits extraordinaires qui se déroulent dans la lande de Fylingdales. Padfoot, le loup-garou, le chien noir aux yeux rouges, annonciateur de mort, serait revenu dans la région. Depuis, une maladie décime les troupeaux. L’engouement du lectorat mondain de la capitale, friand de ces péripéties ésotériques à la mode, saupoudrées de celtitude et d’exotisme anglo-saxon, a poussé son journal à l’envoyer là-bas afin de relater ces «balivernes»… Au village où il s’installe, l’accueil est glacial. L’aubergiste le prévient : il ne trouvera aucune explication à ces phénomènes. Puis, le vieil Hodgkin, un berger qui avait la réputation d’être un magicien magnétiseur disparaît… Lors d’une promenade nocturne dans la lande, Victor croise Mëy, une femme aussi belle que mystérieuse, qui va le pousser à délaisser son article pour écrire de la poésie… Après Étunwan, l’auteur signe une superbe rencontre entre deux mondes, magnifiée par un graphisme époustouflant.

Futuropolis.

 

 

 

Le Troisième fils de Rome

Cette passionnante série thématique a pour toile de fond les temps forts de la grandeur de Rome et met en scène quelques-unes des plus grandes figures qui l’ont marqué. Ce quatrième tome s’attache ici aux légendaires César et Vercingétorix, entre Histoire officielle et fiction. Au début de l’année 52 avant J.-C., le triumvirat Pompée-César-Crassus n’est plus qu’une chimère ballottée par les manœuvres politiques. L’anarchie règne à Rome ! César décide alors de s’y rendre pour regagner le pouvoir, mais les tribus gauloises se soulèvent et la situation requiert sa présence en Gaule. De leur côté, les druides peuvent compter sur le soutien de l’ordre du «Troisième Fils de Rome»… Une excellente BD signée Laurent Moënard – scénariste et historien spécialiste de l’Antiquité – et Manuel Garcia au dessin, en attendant le dernier volet de la série consacré à Marc Antoine et Cléopâtre.

Soleil.

 

 

 

Sambre

Trente ans après sa création, sept tomes parus et plus d’un million d’exemplaires vendus, Yslaire signe avec Celle que mes yeux ne voient pas… l’avant-dernier chapitre de l’une des plus grandes tragédies romantiques du neuvième art. Sambre est l’œuvre d’exception d’un artiste inspiré, mêlant les qualités rares d’une bande dessinée d’auteur et d’un ouvrage grand public. Plébiscitée par le public, encensée par la critique, célébrée à travers le monde, la série culte s’impose aujourd’hui comme un classique. Ce huitième volume de la saga qui en comptera neuf, marque le point d’orgue de l’ultime trilogie qui verra la fin des Sambre. Après trente ans de maturation, une apothéose graphique pour conclure le chef-d’œuvre romantique d’Yslaire.

Glénat.

 

 

 

Le parfum d’Irak

L’histoire de Feurat Alani et celle de sa famille sont intimement liées à celle de l’Irak. Ayant grandi à Paris, Feurat passe plusieurs étés de son enfance dans un Irak qu’il voit s’effondrer sous la dictature de Saddam Hussein. Dans ce roman graphique – remarquablement illustré par Léonard Cohen – il nous raconte son Irak, passé de la modernité au chaos, celui dont on n’entend pas parler dans les médias, celui qui, malgré la guerre, reste vivant. Feurat Alani, dont le prénom est un hommage à l’Euphrate, fleuve aimé de son père, revient sur l’histoire de ce pays de 1989 à 2011. Mais cet ouvrage est aussi un défi singulier. Celui de raconter les sentiments, les odeurs, les goûts et les souvenirs qui l’imprègnent lorsqu’il le raconte en mille fois 140 signes, sur Twitter, durant l’été 2016 – décidant de ralentir le temps médiatique et de combattre les clichés. De ces tweets sont né ce livre d’une grande poésie.

Coédition Éditions Nova & Arte Éditions.

 

 

 

Edmond

Cette belle adaptation de la désormais célèbre pièce d’Alexis Michalik s’ouvre à Paris en décembre 1897. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Après l’échec de La princesse lointaine, avec Sarah Bernhardt, ruiné, endetté, Edmond tente de convaincre le grand acteur en vogue, Constant Coquelin de jouer dans sa future pièce, une comédie héroïque, en vers. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi des caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de cœur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit mais qui deviendra Cyrano de Bergerac, la pièce préférée des Français. Signée Alexis Michalik (scénario) et Léonard Chemineau (dessin), cette BD héroï-comique nous plonge avec délectation dans les coulisses de la création de la pièce la plus jouée du répertoire jusqu’à ce jour.

Editions Rue de Sèvres.

 

 

Les Voleurs de beauté

Remarquable adaptation du roman suave et cruel de Pascal Bruckner – prix Renaudot en 1997 –, ce récit s’ouvre avec Benjamin et sa fiancée Hélène qui, un soir d’hiver, sont pris dans une tempête de neige. Ils trouvent alors refuge dans un chalet où un avocat aux allures de vieux beau vit avec sa femme et un petit homme repoussant qui leur sert d’homme-à tout-faire. Ils sont bien accueillis, mais peu à peu, un poison se mêle au charme. Fasciné et épouvanté à la fois, Benjamin va découvrir par mégarde le secret des lieux : un boyau humide et souterrain où leur Barbe-Bleu d’hôte et ses complices enferment des êtres coupables d’un seul crime : la beauté. Horrifié, hésitant entre l’incrédulité et la panique, Benjamin se retrouve alors pris au piège du trio monstrueux… Le scénariste Philippe Thirault et le dessinateur espagnol Manuel Garcia signent une incisive allégorie sur la jeunesse, la beauté et le sexe qui n’a rien perdu de son actualité à une époque obnubilée par le culte de l’apparence…
Glénat.

 

Nils

Sous-titré L’Arbre de vie, cet ultime volet d’une trilogie à mi-chemin entre la mythologie nordique et l’œuvre de Miyazaki est fondé sur une vieille légende selon laquelle il existerait un monde au-delà de la matière. Un monde constitué d’êtres lumineux – les élémentaires –, sans lesquels cette matière resterait inerte. Ainsi, quand les territoires du Nord, jadis fertiles et florissants, se muent en terres arides où plus rien ne pousse, ces légendes ressurgissent. Nils détient à présent le pouvoir de la téléportation et l’omniscience. L’esprit de la déesse Verdandi le guide, avec l’espoir qu’il réussisse à sauver les neuf mondes de la colère de la déesse Skuld, sa sœur. Après une lutte sans merci, le destin de l’humanité semble scellé… Skuld réaliserait-elle que son comportement est finalement peu différent de celui des Hommes ? Action et métaphysique s’entrechoquent dans ce magnifique dernier tome signé Jérôme Hamon (scénario) et Antoine Carrion (dessin).

Soleil.

 

 

 

Le Caravage

Dans ce second tome, le lecteur retrouve l’artiste blessé et en exil après son affrontement contre Ranuccio. Le Caravage quitte alors Rome pour trouver refuge auprès d’une troupe de saltimbanques. Le peintre profite de sa convalescence pour se lier avec la belle et farouche Ipazia, qui lui servira d’inspiration future. Alors que leur caravane fait halte à Naples, le Caravage se rend compte qu’il est à la fois célèbre et recherché à travers toute l’Italie. Entre les proches de Ranuccio qui cherchent vengeance et les commanditaires de ses tableaux laissés inachevés, le peintre ne s’est pas fait que des admirateurs et partage sa vie entre la palette et l’épée. Son seul espoir d’obtenir, par la grâce papale, un sésame pour retourner à Rome est d’entrer dans le prestigieux ordre des Chevaliers de Malte. C’est un nouveau voyage qui s’annonce… Susceptible, impétueux, hédoniste et bagarreur, le Caravage n’est pas seulement le maître du clair-obscur et l’un des plus grands peintres de l’histoire de l’Art, c’est aussi l’auteur d’une vie au moins aussi incroyable que son œuvre. Avec ce troublant second volume, Milo Manara rend hommage au plus grand artiste de son temps dans une ode à l’art et à la beauté.

Glénat.